Après l’interprétation : la Croix et le Basilic

Publié le 1 novembre 2016 dans Articles, Rêve de santé, Rêves interprétés, Sur l'interprétation, Symbolique chrétienne | 0 commentaire

Après l’interprétation

Lorsque vous vous retrouvez chez vous, après l’interprétation, que se passe-t-il ?
Et bien, il va s’agir de mettre les conseils de votre rêve en application pour les intégrer dans votre quotidien.

Soit cela sera très facile pour vous, car le rêve vient vous délivrer d’un scrupule par exemple, ou il vient vous encourager à choisir une voie dont vous n’étiez pas sûr, mais qui vous plait : imaginez qu’il vous conseille de donner suite à une petite annonce prometteuse pour votre avenir, mais à laquelle vous n’avez pas cru.

Soit cela vous semblera difficile, si le rêve vous demande par exemple d’abandonner une habitude néfaste, mais ancrée en vous depuis longtemps, ou s’il vous demande d’adopter un comportement aux antipodes de ce que vous imaginiez.

Exprimer ses émotions ou le fond de sa pensée ne sont pas forcément des qualités que toutes les éducations encouragent. Lorsque c’est le cas, le rêve vient casser vos principes éducatifs inadéquats, vient ruiner les principes que vos parents ont pris la peine de vous inculquer de façon laborieuse, afin de vous guider avec leurs directives partant d’un bon sentiment, mais pas forcément adaptées à la vie que vous avez à mener, et bien, oui, là, ce qui a mis des années à vous être inculqué, est le plus difficile a être déraciné.

Le rêve peut aussi vous demander de régler un problème douloureux dont vous ne vous sentez pas le courage : dénoncer un scandale, mettre les points sur les I, annoncer votre homosexualité à des parents qui n’aiment pas ça du tout, leur présenter votre ami dont vous savez que la différence va les faire tiquer, qu’il s’agisse d’âge, de couleur de peau, de milieu social, d’orientation politique ou religieuse….

La vie est incroyablement ingénieuse pour nous mettre dans des situations conflictuelles ou inextricables. Sans doute pour qu’enfin, nous nous en remettions à plus grand que nous, lorsque nous avons épuisé toutes les solutions à notre portée.
Dieu se réjouit que nous nous tournions vers lui pour le prier, et il nous répond à travers nos rêves et à travers diverses aides qu’il nous envoie pour peu que nous sachions les reconnaître.

Il n’empêche que nous avons un pas à faire dans le sens de ce que nous dit le rêve.

Et ce pas peut représenter une épreuve : celle de manifester notre monde intérieur à l’extérieur, quitte à ne pas être accepter, quitte à se faire rejeter : cela ne vous rappelle rien ?

Cela s’appelle porter sa croix, se sentir crucifier : comme le Christ. C’est cela qu’il est venu nous montrer. Les siècles précédant n’en n’ont malheureusement retenu que le côté de la souffrance, qui a été encensée de façon séparée d’avec le sens de la croix dont elle est issue. C’est bien sur la Croix que le Christ est mort, mais la Croix représente bien plus que la souffrance du Christ.

topsy.fr

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Tout son cheminement est symbolique, et ne voir dans celui-ci qu’un amoncellement de souffrance fait rater le sens.
Le sens, c’est que Jésus a voulu manifester le monde intérieur dans le monde extérieur, il a reconnu l’existence du monde intérieur qu’il a comparé à un royaume : cela faisait de la concurrence au pouvoir en place. Car si les gens se mettaient à obéir à leur monde intérieur, un monde invisible par dessus le marché, à quoi serviraient les gouvernements ?
La concurrence était rude. Il valait mieux se débarrasser de ce concurrent embarrassant.
Bien sûr, il y a eu une croix réelle : mais elle est aussi symbolique.
Le sens de la croix existe pour l’homme malgré la Croix de Jésus, elle existe de toute façon. L’aventure de Jésus ne fait que renforcer ce sens, lui donner tout son sens.

Qu’est-ce qu’une croix ?

Deux perpendiculaires ! Une verticale et une horizontale.
La verticale représente la jonction du ciel et de la terre, c’est à dire la dimension de l’esprit, ou spirituelle, tandis que l’horizontale représente la ligne d’horizon, c’est à dire la dimension terrestre.

La croix représente une tension entre des directions contraires : entre le ciel et la terre, entre la verticale et l’horizontale, entre gauche ou droite et devant ou derrière.

Et qui dit tension entre des directions contraires et non pas opposées sous-entend souvent souffrance, car choix difficile à faire.

En effet, pour Jésus, il n’a s’agit de rien de moins que de rendre visible l’invisible, d’affirmer son existence, d’affirmer qu’il était roi du monde intérieur, un monde qui n’était pas de ce monde, pas du monde des empereurs de l’époque. Pas d’un royaume visible.

Cette révélation a été insupportable et a crée les tensions que l’on sait. Mais si Jésus a affirmer cela pour prendre sur lui nos pêchés afin de nous en délivrer, c’est une façon de montrer que ce qui compte est la vision intérieure, la vérité intérieure à affirmer dans le monde, ce qui ne se fait pas sans souffrance. C’est ce qui s’appelle une mort à soi-même, à son égo, ses préférences pour aller dans le sens intérieur.

Evidemment autrefois il y avait une vénération pour la souffrance, les mortifications, la flagellation, on croyait à la Rédemption de la chair, mais à condition d’avoir souffert avant. On pensait qu’il y avait des vertus à souffrir.

Mais si on laisse de côté cet engouement pour la souffrance, on peut percevoir le sens de la croix au-delà de l’image du Christ souffrant.

zazzle.fr

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La Croix dit que deux mondes s’affrontent : deux mondes qui appartiennent à deux plans d’existence différents : le plan terrestre et le plan spirituel : les deux ne sont pas de même nature : c’est la rencontre du conscient (terrestre) et de l’inconscient (spirituel), et ils ne s’aiment pas tous les deux.

Ils se repoussent. Lorsque Jésus parle du monde intérieur, c’est insupportable pour le monde extérieur qui vit selon certains principes et qui ne veut surtout pas être dérangé. On ne veut pas l’écouter : on ne veut pas changer : car d’un monde si étrange, qui sait ce qui peut sortir.

Alors Jésus accepte la condamnation : il ne cherche pas à fuir : il pourrait, il est fils de Dieu, il pourrait demander à son père de le sauver, mais non, il subit de plein fouet pour prendre sur lui les pêchés du monde et en délivrer l’humanité. Il montre simplement ce qu’il faut faire lorsque le sens intérieur nous pousse à agir malgré l’opposition du monde extérieur. On a alors à souffrir des réactions du monde extérieur qui n’est pas d’accord, et cela peut nous abattre, mais cette mort à soi-même nous permet ensuite de connaître une nouvelle vie, une résurrection, une renaissance.

C’est ce qui se passe lorsque nous cherchons à appliquer ce que le rêve nous dit.

C’est un peu ce que vit Charlotte qui est dans la voie des rêves et qui prise de crampes pendant toute une nuit, pose la question à ses rêves :

Pietà, sculpture Nicolas COUSTOU XVIIIe s. Croix glorieuse de Marc COUTURIER 1993. Notre-Dame de Paris

Pietà, sculpture Nicolas COUSTOU XVIIIe s. Croix glorieuse de Marc COUTURIER 1993. Notre-Dame de Paris

Rêve Le basilic

Je suis déçue qu’un homme que je trouvais si bien ne fasse pas ce que je pensais qu’il allait faire. 
J’ai un bouquet de tiges avec des petites fleurs au bout pour faire quelque chose, mais quelqu’un les sectionne brusquement. Les réparer en les faisant se chevaucher en me servant d’une certaine chose, ainsi que de sommités de basilic.
Mais un homme a invité un couple que je trouve vulgaire, et qui parle fort, à la maison, dans la cuisine. Je redoute le pire avec eux. Mais non, ils sont corrects. Et ils s’en vont. 

Seul reste un homme qui me voit catastrophée devant ces tiges que je n’ose réparer, persuadée que je ne peux pas, angoissée, ayant freiné tout mouvement.

Un homme qui la déçoit : cet homme représente le côté actif de Charlotte qui voulait organiser une réunion pour parler des rêves : cet homme est costaud, calme, il ne dit rien, on ne sait pas ce qu’il pense, il est réfléchi, plutôt blond : il représente son côté qui réfléchit, mais elle est trop dans les idées conscientes, du coup, elle ne dit rien, et personne ne sait ce qu’elle pense, c’est-à-dire personne n’est au courant de son projet. Sauf une personne qui lui a fait remarquer que le délai était trop juste, alors elle a renoncé. Du coup, elle est déçue. Elle se déçoit elle-même.

Les tiges sont des éléments naturels, longs, fins, lisses, creux, rond, sert à supporter la fleur, à relier la fleur à la terre, à la nourrir, comme une paille fait pour nourrir ou désaltérer. Elles représentent l’énergie qui lie les ressentis et les pensées (la terre des ressentis à  l’air de la tête et des pensées), et qui lui permettent de donner suite à son projet.

C’est cette énergie qui a été coupée par quelqu’un brusquement : par un homme, qu’on appellera Hervé qui nie que les rêves aient une quelconque importance et l’a critiquée, et ce qu’il lui a dit lui a coupé l’herbe sous le pied ! Elle s’est laissée influencer par le monde extérieur, pas assez forte pour résister à la violence du rejet de cet homme qui ne croit à rien. C’est en fait elle qui a coupé son énergie, n’a pas su la garder.

Il s’agit d’une épreuve pour tester sa force, la préparer à affronter les contradicteurs.
Il s’agir de réparer pour pouvoir y aller à nouveau.
Elle veut bien le faire en utilisant une première chose : sans doute se remotiver, poser une nouvelle date.
Mais elle a peur du basilic.

africapresse.com

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Qu’est-ce que le basilic ?

C’est un végétal vert, bon à manger, bon à la santé, qui a du goût, composé de 4 feuilles disposées en croix au sommet et de petites par-dessus : basilique, cathédrale, église.

C’est la relation avec le divin en elle. En effet, la relation avec le divin est naturelle, nourrissante, bonne à la santé, elle a du goût, elle est composée de 4 feuilles (le 4, chiffre de l’unité, dont je vous parlais dans l’article le bien et le mal-2), disposée en croix : au centre de la croix jaillit la nouvelle vie, au cœur de la souffrance : c’est une renaissance, une résurrection. Basilic : base y lie

Comprendre qu’à la base, il y a la relation avec le divin dans la cathédrale intérieure.

Dans sa réunion qui introduirait la façon dont elle pourrait guider les autres pour se connecter à leur intuition, il lui faudrait faire prendre conscience aux gens que leurs rêves sont en relation avec leur cathédrale intérieure. Partir de sa propre relation pour arriver à la leur.

Forme d’un trèfle à 4 feuilles : il s’agit d’un porte-bonheur transformateur.

4 : il s’agit de reconnaître la présence du Mal comme faisant partie de l’activité divine. C’est cela qui conduit au bonheur, c’est une chance. De tout mal sort un bien, et de tout bien sort un mal.

Les crampes qui lui ont fait mal viennent de Dieu qui veut lui faire prendre conscience de quelque chose, qu’elle s’est arrêtée dans son mouvement de parler des rêves parce qu’elle a coupé son élan, et qu’elle n’est pas prête à parler de Dieu, suite à la réflexion de cet homme.

Un couple vulgaire et qui parle fort a été invité chez elle : c’est quand elle a traité Hervé, son contradicteur, de gros con : elle s’est trouvée vulgaire.

Elle a rajouté que Dieu était dans les rêves et il a coupé les ponts.

Alors elle a peur que son franc-parler lui fasse dire des choses qu’il ne faut pas, que ça lui attire des ennuis, que cela fasse se sauver les gens.
Mais non, il n’y a rien à craindre. Elle sait parler des rêves comme il faut.

La preuve : ils s’en vont : elle ne va plus jurer comme ça.

Mais elle n’ose pas encore remettre son énergie dans la programmation d’une autre réunion, elle a encore peur, elle se retient. C’est pourquoi elle a eu des crampes : ces crampes sont là pour lui faire remarquer comme elle se crispe en n’osant pas, comme elle se fait du mal, comme ses muscles se tendent pour freiner son élan.

Elle a rencontré Hervé parce qu’elle n’est pas assez forte, elle est dans le doute, alors il lui offre ce qui lui fait le plus peur : se retrouver seule, se sentir abandonnée !

Ce rêve montre à Charlotte ce qui se passe en elle. Il lui montre comment elle fonctionne.
Ce qu’elle a à faire, c’est faire confiance à son ressenti. Les muscles ne sont pas faire pour arrêter un mouvement, mais au contraire pour l’accompagner : alors il n’y a pas de souffrance, mais une action juste.
Elle pourra alors poser une autre date puisque c’est ce qui est là pour elle. Tant pis si elle rencontre à nouveau des contradicteurs, à force de les rencontrer, elle va s’affermir et bientôt il n’y aura plus d’opposition.

Ce que l’on peut remarquer, c’est que pour elle, le monde extérieur est aussi représenté par ses propres pensées sur le monde extérieur, qui génèrent en elle de la peur. Le monde extérieur est aussi le monde du conscient, du rationnel qui nous retient.

Et vous, que retenez-vous qui vous tienne à coeur ? Comment se manifeste cette lutte en vous ? 

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