Les émotions sont spirituelles : Le rêve de Martine

Affiche de bonne année 2018

Et bien, avez-vous trouvé le sens du rêve de Martine qui vient nous éclairer sur le sens des émotions ?
Voilà comme promis à l’article précédent, son interprétation.
Je vous rappelle la situation :

Martine est une jeune femme qui travaille bénévolement dans une association caritative. La veille du rêve, il y a eu une altercation entre deux membres de l’association. Et Martine est intervenue, donnant raison à l’un puis à l’autre. Continuer la lecture de « Les émotions sont spirituelles : Le rêve de Martine »

Le rêve de Claude : rêve prémonitoire ?

voyante

Les rêves mettent les émotions en avant, et là, j’ai bien envie de pousser un coup de gueule.

En effet, il arrive régulièrement que des personnes m’envoie leur rêve, mais juste comme ça, pour voir, pour me demander ce que j’en pense, mine de rien, comme s’il s’agissait d’une conversation de salon ou comme nous étions des collègues débattant d’un cas !

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Le Yi-King et les nombres du rêve (5)

nombres

Le sens des nombres du rêve en dehors du Yi-King

Après vous avoir parlé des premiers nombres en relation avec le Yi-King, je voudrais revenir sur certains d’entre eux, qui peuvent avoir un sens bien différent de celui donné par le Yi-King, selon ce dont parle le rêve.

expression-anglais

Le nombre 2 peut tout simplement signifier qu’il y aura deux possibilités. Ou encore ce peut être une façon de doubler le message pour vous assurer que vous n’avez pas la berlue, car le rêve vous parle de quelque chose dont vous n’êtes pas sûr. Par exemple, voir deux personnes sans qu’il y ait d’autre raison, peut insister sur une façon d’être dont vous n’avez pas conscience, dont vous doutez.

Mais il peut aussi s’agir du couple, de la relation à l’autre.

Voici à ce sujet le rêve qu’avait reçu Chantal qui venait de rencontrer Bernard.
Elle rêvait qu’elle conduisait une 205. 

205 : on peut entendre : 2 sans 5 = le 2 représente le couple et le 5 est celui du Yi-King qui signifie l’attente, qui demande de ne pas intervenir, mais attendre que les choses se fassent sans rien bousculer.
Alors le 205 = le couple sans attendre. C’est à dire qu’à peine Chantal venait de rencontrer Bernard qu’elle se voyait déjà en couple avec lui ! Sans attendre de passer des étapes, de laisser la relation mûrir !
La 205 est une voiture, elle représente une façon de se conduire automatique.
On peut dire que Chantal est comme certaines femmes qui ont le réflexe, quand elles rencontrent un homme, de privilégier la relation et de vouloir s’engager tout de suite, mais le rêve vient souligner et lui enseigner que ce n’est pas juste. 

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Le nombre 3 peut se référer à l’intellect, au mental. Le 3ème étage parle du niveau mental, de la réflexion, souvent négative, pas assez proche du sol, déconnectée du ressenti, des sensations, de l’instinct.

Le nombre 4 peut parler de stabilité : quatre piliers qui supportent quelque chose. Il est en relation avec le carré, ce qui est carré, bien défini, stable, la structure.
Il peut aussi représenter le niveau 4, celui de l’unité, dont je vous ai déjà parlé dans l’article sur le passage du 3 au 4 , lorsque l’on passe de l’emprise du mental à l’intégration des contraires en soi, signe de stabilité et d’unité intérieure. On voit que ce 4 là est complètement différent de celui du Yi-King qui demande de suivre un maître ou une méthode pour justement trouver une marche à suivre stable, mais cette marche à suivre n’est pas issue de notre expérience puisque justement de l’expérience on manque. C’est bien la compréhension de l’ensemble du rêve qui fera émerger le sens de ce 4, ce qui n’est pas toujours évident.

Le nombre 6 peut parler de sexe (prononciation allemande du 6 : sechs). Le S de six ou de sexe rappelant le S du serpent de la kundalini ou du caducée. Dans le Tarot de Marseille, le six est en relation avec la lame « l’Amoureux » qui hésite entre deux choix, ce qui rappelle le conflit du Yi-King. Et les numérologues y voient aussi l’amour !

Le nombre 7 peut aussi être considéré comme un nombre spirituel, qui parle de sagesse……

Le nombre 8 s’écrit comme l’infini. Il est remarquable que dans toutes les langues le chiffre 8 soit associé à la nuit : N-uit = huit. N-ight = eight. N-acht = acht. N-otte = otto….
Dans la nuit, on dort en principe 8 heures : c’est ce que semble dire le mot lui-même, dans toutes les langues (enfin, beaucoup, je ne les connais pas toutes, à vous de vérifier !).

On peut s’interroger sur la répétition de ce N devant le huit : le N, nombre mathématique indéterminé, chaque nuit, la énième nuit, qui se répète à l’infini.

Le nombre 9 peut parler de ce qui est neuf, ce qui est comme un oeuf (un 9), dont une nouvelle vie va éclore. On retrouve là le goût des rêves pour les jeux de mots.

Ensuite, si par exemple, vous voyez dans votre rêve, un enfant de dix ans : puisque l’enfant a mis dix ans à se développer,  il s’agit de voir ce qu’il s’est passé pour vous il y a dix ans, ce que vous avez commencé à développer à ce moment-là. Si cela ne vous dit rien et selon le sens du rêve, il pourrait s’agir d’une capacité à être comme un enfant, par exemple spontané et confiant, ou alors d’un comportement infantile et nuisible à changer.

Au sujet de l’amour des rêves pour les jeux de mots, Lili s’est réveillée avec une courte image de rêve :

Elle se voyait simplement tendre un billet de 500 euros en l’air, plutôt en haut à droite, pour le donner.

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La région en haut à droite marque dans les rêves la région de la pensée organisée, de la réflexion : cela veut dire que la veille, Lili aurait accordé une grande valeur (500 euros) à sa réflexion. Pour Lili, la seule réflexion qui mérite d’être soulignée s’est passée la nuit, juste avant son rêve. En effet, la nuit, elle a eu une insomnie pendant laquelle elle a touché un endroit de son corps malade, des images lui sont venues et elle a soudain compris le sens de sa maladie. 

Il s’agit maintenant d’examiner de plus près en quoi consiste cette valeur, ce que signifient ces 500. 
Si l’on se réfère au Yi-King : on peut se tourner vers le 5 qui représente l’attente : une attente multipliée par cent ? Oui, elle y a longtemps qu’elle cherche le sens de son mal, il lui est déjà venu des pistes, mais rien d’aussi clair que l’image qu’elle vient de recevoir : sa patience a été récompensée, cela s’est fait tout seul, elle n’a pas eu besoin de faire un travail spécial : c’est venu au bon moment pour elle qui a su attendre, prendre son mal en patience ! 

Mais n’y aurait-il pas un jeu de mots aussi ?

500 : 5 sans, 5 sang… ah ! Les cinq sens ! 
En effet : Lili a touché l’endroit malade (sens du toucher), et elle a soudain eu la vision (sens de la vue) d’un tube creux qui joignait la tête à son corps, avec cette excroissance liée à son mal accroché à ce tube, mais en train de partir. 
Elle a compris (sens de l’ouie = entendre, comprendre) que le tube était ce qui permettait aux inspirations qui viennent de l’esprit de descendre dans le corps pour être réalisées, et que cette excroissance était un noeud qui obstruait ce tube et qui l’empêchait d’être créative, de mettre ses inspirations en application.
Elle a senti (sens de l’odorat = le nez, le flair) que ce noeud était dû au fait de tergiverser, préférer faire comme si de rien n’était, ne pas montrer ce qui lui faisait plaisir, ne surtout pas bouger, pas se montrer….
Elle a goûté (sens du goût = elle a apprécié, s’est réjouie) cette révélation qui l’a soudain délivrée d’un poids. 
On peut rajouter qu’elle a aussi été touchée par cette révélation au plus profond d’elle, qu’elle en a eu de la gratitude. 

Voilà j’espère que cette leçon sur les nombres vous a plu. Et que vous regarderez les nombres de vos rêves autrement !

Le Yi-King (4) – 17 à 64

Yi-King noms

Voilà la suite de la signification des nombres des rêves selon le Yi-King.

Tableau récapitulatif des hexagrammes
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17 : la Suite : le moment est venu d’inciter les autres à vous suivre : ne pas les forcer à suivre en usant de ruse et de violence, mais ne pas non plus se contenter d’un simple élan joyeux, qui peut lui aussi mener à la catastrophe. Non, pour une adhésion favorable il y a besoin de constance, de persévérance dans ce qui est proposé. Il s’agit de s’incliner devant les exigences du moment en se sentant libre d’adhérer, que vous demandiez aux autres de vous suivre ou que vous-même veuillez vous engager quelque part.


18 : le Travail avec ce qui est corrompu
 : on a laissé s’installer des habitudes qui ont des influences négatives. On est dans la mollesse, le laisser faire, on n’a pas fait attention, on a été lâche. Il y’a du boulot pour revenir. Intervenir rigoureusement. Y aller. Voir de quoi il s’agit, dans quel domaine, et quelles sont les mesures énergiques à prendre pour redresser la situation. Ce n’est pas toujours facile de comprendre de quoi il s’agit.

Et j’ai à ce sujet là un petit rêve à vous proposer : il s’agit d’Eliane qui se sent très attirée par Loïc, il s’est déjà passé quelque chose entre eux, mais il ne donne pas de nouvelles et elle demande à ses rêves si quelque chose est encore possible avec lui. Elle reçoit le rêve suivant : 

Elle se voit sur le marché en train d’acheter de la choucroute, et on lui dit que cela lui coûtera 18 euros ! Elle trouve cela cher, mais c’est le prix. A prendre ou à laisser.

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La choucroute est un plat très nourrissant, consistant, fait avec des pommes de terre et des saucisses : le rêve lui dit que oui, elle pourra vivre des moments intenses avec Loïc, des moment nourrissants et satisfaisants au  niveau de sa sexualité (saucisses, cochon et pommes de terre), sexualité qui la nourrira à bien des niveaux, mais cela lui coûtera un travail avec ce qui est corrompu. 
C’est à dire qu’il va lui falloir redresser énergiquement certaines mauvaises habitudes. En effet, Loïc est divorcé depuis trois ans, a peur de tout engagement, et a pris l’habitude de compenser toute affection et relation par le travail. De son côté Eliane, échaudée par d’autres relations, n’ose plus non plus trop y croire, part un peu perdante à l’avance, à appris à se refréner son désir, à le taire, à faire semblant de ne rien éprouver pour ne pas souffrir. 
Ce qui veut dire que si elle veut à nouveau vivre de bons moment avec Loïc, il va falloir qu’elle change sa façon de penser, qu’elle sorte de ses habitudes de renoncement, qu’elle  sorte de sa zone de confort et qu’elle trouve aussi comment donner à Loïc l’envie de lâcher un peu son travail de temps en temps. Autant dire qu’il s’agit d’un vrai travail et qu’elle a du boulot !!!

 

19 : l’Approche : on entre ici dans une période de progrès pleine d’espérance joyeuse. Le printemps, le renouveau va venir, le succès est proche, mais il n’est pas éternel. Il s’agit d’avoir conscience de ce revirement avant qu’il n’arrive. Ainsi on est maître de la situation, ce qui permet de nourrir ce qui a besoin de l’être de façon inépuisable, tout en supportant ce qui va moins bien.


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: la Contemplation : elle est dans les deux sens : je contemple et je suis contemplé : on contemple les lois divines et on les transmet. On est regardé, on devient un modèle.


21 : Mordre au travers
 : dire les choses de façon énergique, rétablir l’ordre, être sévère, mordant. On peut aller jusqu’au procès s’il y a besoin.


22 : la Grâce
 : une apparence gracieuse ne suffit pas : le fonds doit correspondre à la forme. Il faut les deux. Equilibre entre présentation extérieure et profondeur intérieure.
S’il n’y a qu’une belle présentation extérieure sans profondeur, ça ne vaut rien, de même qu’une profondeur sans mise en forme adéquate (quand on présente un travail important sans mise en forme agréable, ça ne va pas).

23 : l’Eclatement : ça ne marche pas comme on veut : (les pieds du lit volent en éclat).
Ce sur quoi on repose s’effondre. C’est la crise : croissance – décroissance : c’est le cycle de la vie. On n’y peut rien. Ne rien faire, ne pas intervenir.


24 : le Retour
 : après le conflit ou la maladie vient le changement, la convalescence : la situation se modifie et reprend sa progression : rester tranquille, attendre que les forces reviennent.


25 : l’Innocence, l’inattendu
 : pas de calcul : faire parce qu’il faut le faire et pas pour les bénéfices, ni pour ce que les autres pourraient en dire. Agir sans réfléchir à la récompense, mais attention à l’activité irréfléchie, on s’en mordrait les doigts.


26 : le Pouvoir d’apprivoisement du grand
 
: voici venue la possibilité d’agir dans le monde extérieur. Oser se montrer, gagner de l’argent. Pour cela, se cultiver est important, afin d’avoir des références, des modèles et apprendre du passé pour affermir son caractère, afin d’avoir une assise pour agir dans le monde de façon valable et durable.


27 : la Commissure des lèvres, la nourriture
 : créer à partir de nos ressources. Les sortir de soi, créer, inventer. Ne pas penser que les autres font mieux, mais donner le meilleur de soi.


28 : la Prépondérance du grand
 : il s’agit d’une épreuve donnée par Dieu. Solitude. Personne ne vous reconnait. On se sent seul et la charge est lourde. Ca ne dure pas. Tenir. Se retirer. Surtout ne rien faire. Ne pas se décourager dans l’épreuve.


29 : l’Insondable, l’eau
 : Quand on instruit les autres, il faut répéter, persévérer. Il s’agit d’avoir de la profondeur morale pour continuer, et d’éviter les faux pas. Autrement, il y a danger.


30 : ce qui s’attache, le Feu 
: Le feu a besoin de combustible pour durer. Besoin de suffisamment de matière pour continuer ce qui est commencé. Autrement, ce qui est mis en route ne dure pas plus qu’un feu de paille ! Besoin du corps, de la densité du corps : Dieu a besoin de l’homme, qu’il ait un corps qui œuvre dans la matière, pour révéler sa lumière. Faire une oeuvre qui dure, l’alimenter pour qu’elle tienne la route.
Cela peut aussi vouloir dire : y voir clair dans une situation.
Ou alors dénoncer de l’hyper-intellectualité. Trop conscient.


31 : la Demande en mariage
 : faire les choses comme il se doit, dans les règles de l’art, dans tout ce qui concerne les rapports humains, les contrats, les associations.


32 : la Durée 
: garder une direction intérieure ferme tout en s’adaptant aux circonstances extérieures qui peuvent fluctuer. Cela permet de durer. Rester fidèle à sa voix intérieure.


33 : la Retraite
 : le moment est venu de se retirer. Retraite stratégique.


34 : la Puissance du grand
 : on a le pouvoir en main, le pouvoir de décision, mais ne pas en abuser, respecter le bien-être des autres. Persévérance. Accord avec ce qui est juste.


35 : le Progrès
 : avoir de la clarté intérieure pour ne pas abuser de l’influence que l’on exerce.


36 : l’Obscurcissement de la lumière 
: ne pas chercher à comprendre, à expliquer. Ne pas laisser fléchir sa résolution malgré les conditions défavorables. Se montrer flexible et accommodant, ne pas critiquer. Laisser les choses dormir, sans se laisser duper par elles (lorsque les gens ne veulent rien entendre à ce qu’on leur explique : dire ok et attendre)


37 : la Famille
 : ne pas parler dans le vide mais dire des paroles vraies dans une situation déterminée pour avoir du poids, et le manifester par l’ensemble de sa conduite. L’influence doit émaner de la personnalité pour s’exercer sur les autres. Elle doit sembler naturelle et familière.


38 : l’Opposition
 : il est important de s’opposer pour comprendre qui on est et pour garder son individualité.


39 : l’Obstacle
 : les choses ne marchent pas comme on le souhaite, mais on conserve sa direction. On verra plus tard. Ce n’est pas le moment de faire de la publicité. Mais s’associer à des amis de même esprit aide à surmonter l’obstacle.


40 : la Libération
 : Tourner la page après des différents est une libération. Revenir ensuite aux conditions habituelles.


41 : la Diminution
 : Période de pauvreté : ne pas la dissimuler sous l’apparence. Ne pas sourire en faisant croire que tout va bien. Mais accepter le manque avec le sourire.
« Tu pourrais sourire au moins ! » : sourire au moins : sourire au manque : deuil, divorce, échec….


42 : l’Augmentation
 : régner c’est servir. L’Esprit aide le monde, lui insuffle quelque chose en plus.


43 : la Percée
 : pas de compromis avec ce qui ne va pas. Le mal doit être discrédité ouvertement. Percer l’abcès.


44 : Venir à la rencontre
 : Attention aux rencontres que l’on fait : dans quel esprit cela se fait-il ? Si l’on triche, ça ne marche pas, la relation ne donnera rien.
Attention aussi de ne pas venir à la rencontre d’un être nocif, de le démasquer à temps.
La rencontre doit se faire au même niveau.


45 : le Rassemblement
 (le recueillement) : la puissance religieuse est nécessaire lorsque les hommes se rassemblent. Besoin d’un chef humain comme centre. Attention aux conflits, les prévoir.


46 : la Poussée vers le haut
 : faire des efforts, comme la plante qui sort du sol, lente progression, mais continuer à aller de l’avant.


47 : l’Accablement
 : temps d’adversité : assumer son destin, on reste dans la sérénité : la fermeté est plus forte que le destin. Rester fidèle à soi-même lorsqu’on se sent accablé.


48 : le Puits
 : accès à la vérité, à la source de vie : organisation sociale de l’humanité dans ses nécessités vitales les plus primitives : organisation qui ne dépend pas du régime politique, mais du fondement même de l’humanité. Ne pas abandonner la formation de son être, mais puiser à sa source sans craindre de s’épuiser.

C’est le rêve qu’a reçu Carole :

Je sens comme une épaisseur qui peut s’enfoncer, et on me dit « 48 cm », Enfin, peut-être d’abord 47 et en même temps 48.

Voici l’interprétation :

Une épaisseur qui peut s’enfoncer : qu’est-ce que c’est ? Pour Carole il s’agit d’une épaisseur de nuit dans laquelle il y aurait comme un trou, un passage qui se forme et dans lequel elle pourrait s’enfoncer ou plutôt enfoncer un doigt.
« C’est mystérieux, c’est l’inconnu, peut-être un peu angoissant, je ne sais pas ce que je vais trouver plus loin, je n’ose m’y aventurer. Même si ça n’a pas l’air de mordre, c’est doux, ça s’ouvre tout seul.
Et bien, il s’agit de l’inconscient dans lequel il peut faire peur de s’aventurer. 

47 : il s’agit de l’hexagramme du Yi-King qui parle d’accablement, d’oppression : Carole se sent accablée par la peur qu’une personne de sa connaissance abuse de sa gentillesse, elle se protège en ne lui répondant pas. 

Centimètre : centi mettre : mettre du senti, du ressenti dans cet accablement, dans cette oppression, dans cette peur : descendre dedans sans à priori pour voir de quoi elle est faite.

« J’ai peur de quoi ? » se dit Carole : « de ne pas savoir dire non. Je me sens coincée par cette femme, car je sens qu’elle attend quelque chose de moi. J’ai l’impression qu’elle cherche à me manipuler, je ne me sens pas libre, mais ligotée comme un oiseau pris au piège, comme un insecte tombé dans une toile d’araignée, car je la sens femme de pouvoir, et moi enfant sans défense.

48 : le puits : la nature humaine : quoiqu’il se passe, la vie des hommes demeure inchangée, et c’est cela qu’il lui faut ressentir : qu’importe la peur : si la peur est là, la traverser. Et pour cela, descendre jusque aux fondements de la vie. Pas d’attitude superficielle ou de négligence qui fait que rien ne peut marcher.

En traversant sa peur, Carole a trouvé la force de lui répondre et de se positionner. 

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49 : La Révolution,
la mue : n’entreprendre que si les temps sont mûrs. Vraiment venir en aide aux autres sans visée égoïste.


50 : le Chaudron
 : Donner au destin (ce à quoi on est destiné) sa place légitime, en mettant sa vie en accord avec lui. Quelque soit la bassesse de sa position on réussira, si l’on est prêt à se purifier de tout ce qui n’est pas ce destin.
S’adonner à des tâches fructueuses et voir sa personnalité reconnue. Mener à bien la tâche pour laquelle on est faite, sans se laisser distraire.


51 : l’Eveilleur, l’ébranlement, le tonnerre 
: Mise en mouvement : évênement inattendu qui va changer les choses : il peut s’agir d’un coup de foudre. Cela met en relation avec une manifestation divine qui s’incarne en l’homme et entraîne une attitude de révérence : la crainte de Dieu fait mettre de l’ordre dans sa vie.


52 : l’Immobilisation, la montagne 
: Il s’agit de rester à la situation présente, au repos, sans spéculer. Rester tranquille.


53 : le Développement
 : Le développement doit suivre une progression harmonieuse. Ne pas brûler les étapes en voulant aller trop vite, ne rien bâcler, avancer avec confiance. Pas de précipitation mais faire preuve de persévérance.


54 : l’Epousée
 : Chacun à sa place : savoir se tenir à sa place, sans désirer la première place si ce n’est pas la notre. Toujours garder présent à l’esprit la finalité de la situation afin de ne rien brusquer et ne rien gâcher.


55 : l’Abondance, la plénitude 
: Voici venu le temps de la plénitude, de l’abondance. Moment fort qui ne dure pas, car tout sommet est suivi d’une descente. Mais ne pas s’attrister, car il s’agit d’un phénomène naturel à accepter.


56 : le Voyageur 
: Se comporter comme un voyageur, être prudent et réservé, ne pas viser trop haut, se montrer obligeant à l’égard des autres. Se montrer intérieurement juste et ferme afin de n’être pas inquiété. Ne pas s’établir dans une position fixe, rigide, mais savoir s’adapter aux situations sachant qu’on ne fait que passer.


57 : le Doux 
: la clarté pénétrante du jugement anéantit toutes les sombres arrières pensées.


58 : le Serein, le joyeux, le lac 
: l’humeur joyeuse est communicative et entraîne le succès, mais à condition qu’elle soit fondée sur la fermeté afin de ne pas dégénérer en gaité incontrôlée. Vérité et force habitent le cœur, tandis que la douceur se manifeste dans les rapports avec les autres. L’attitude correcte envers Dieu et envers les hommes fait que l’on parvient à un résultat, alors que l’intimidation exempte de douceur n’a qu’un effet limité.
Avec la douceur et la  joie, les gens acceptent de bon cœur les choses pénibles et même la mort.


59 : la Dissolution, dispersion
 : il s’agit de la dispersion et de la dissolution de l’égoïsme qui sépare. Chemin qui conduit au rassemblement et au recueillement.
Pour vaincre l’égoïsme qui sépare, l’home a besoin de la force religieuse ou d’un travail en commun dont la concentration sur un objectif aide à faire tomber ce qui sépare.


60 : la Limitation
 : limitation indispensable, mais ne pas y rester, ne pas trop se limiter non plus. Il ne s’agit pas de s’amenuiser, de se diminuer, mais de se limiter pour éviter les excès.


61 : la Vérité intérieure
 : libre de préjugés, on accueille la vérité, celle qui résonne à l’intérieur de soi et qui permet d’avoir accès à ce qui se passe vraiment.


62 : la Prépondérance du petit
 : humilité et délicatesse de conscience seront récompensées par le succès à condition qu’il ne s’agisse ni d’un formalisme vide, ni d’une nature servile, mais qu’elles demeurent liées à la dignité qui convient dans la conduite personnelle, de manière à éviter qu’on ne s’avilisse. On doit comprendre les exigences du moment, pour trouver le juste complément des lacunes et des aspects  nocifs de l’époque. Ne pas se laisser bercer par un grand succès, car la force nécessaire manque pour cela. C’est pourquoi ne pas tendre vers les réalités élevées, mais s’en tenir aux plus humbles. Précis dans ses actions, peut paraître mesquin et médiocre, mais tant pis.

 

63 : Après l’accomplissement : tout est en place, l’équilibre est parfait. On peut alors se croire arrivé et négliger les détails qu’on ne juge pas importants. Mais c’est de cette négligence que le déclin peut apparaître ainsi que la stagnation. Attention !

 

64 : Avant l’accomplissement : il s’agit de ramener le monde de la confusion à l’ordre. Avancer à pas comptés, comme un vieux renard avance sur la glace. Sans cesse il a l’oreille tendue pour percevoir les craquements, là où le jeune renard s’aventure hardiment et risque la noyade ! Il s’agit d’être attentif à faire les choses correctement.

 

 

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Le Yi-King (3) – 1 à 16

Yi-King nombres

Il est temps de vous donner le sens général des hexagrammes du Yi-King, afin de vous aider à comprendre ce que signifient les chiffres de vos rêves.

Il s’agit tout d’abord de faire la différence entre les nombres et les chiffres.

Les nombres sont en relation avec une quantité, dont on n’est pas toujours très sûr. C’est par exemple lorsque vous voyez trois arbres ou deux personnes : le nombre est en relation avec la quantité, il est parfois imprécis, et là, l’interprétation n’est pas en relation avec le Yi-King.

Les chiffres, c’est par exemple lorsque vous rêvez qu’une pendule indique 10 heures ou que vous achetez 24 kg de pommes à 2 euros 40, lorsque vous avez rendez-vous au 56 de telle rue, lorsque vous voyez ou entendez clairement un ou plusieurs chiffres. Il peut aussi s’agir d’un groupe de 18 personnes, si le chiffre est précisé, l’interprétation du Yi-King marche.

Le Yi-King est un livre de sagesse qui relate toutes les expériences humaines, c’est à dire écrit pour aider les humains dans leur vie, pour les aider à se construire, comme on construit un projet.

C’est pourquoi on pourrait résumer en disant que le Yi-King parle de 64 étapes en relation avec la construction du projet de votre évolution et vous renseigne sur une de ces étapes, comme le fait le rêve. Le déroulé des étapes suit le déroulé des étapes de construction de projet.

Voici donc le sens général des premiers hexagrammes du Yi-King. 

Tableau récapitulatif des hexagrammes
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1 : le Créateur : j’en ai parlé dans l’article précédent : l’hexagramme est formé de six traits pleins,  donc forts. Il représente le masculin, celui qui agit, qui donne l’idée, lance l’impulsion de départ : il signifie tout ce qui est en germe et donnera des fruits plus tard, il est le principe émetteur, créateur, directeur. Il s’agit d’être acteur, de se mettre en route, d’y aller en se montrant créatif.

2 : le Réceptif : représenté par six traits brisés, avec un espace au milieu, c’est le pôle féminin. Après avoir émis une idée, on imagine comment la réaliser dans le concret, dans la matière : comment va-t-on s’y prendre ? Car la matière est en relation avec le maternage, ce qui s’occupe concrètement de l’enfant : la « mater » et la mère. On imagine les solutions. On se laisse aussi aller au rêve, aux impressions, intuitions, parfois on doute, on n’est pas sûr, on se sent vulnérable. L’idée est en gestation. On est à l’écoute en se montrant réceptif à ce qui se passe, en s’intériorisant.

3 : la Difficulté initial: quand on initie un projet, on se heurte à des difficultés : ce sont les difficultés inhérentes à la matière, qui  ne se laisse pas manoeuvrer selon nos désirs mais selon ses lois propres. La mise en place du projet demande des tâtonnements et des ajustements. On n’a pas tout le matériel, il manque des choses, il faut faire des listes, on trie, on choisit, on sépare ce qui va de ce qui ne va pas…. 

4 : la Folie juvénile : il y a un tel enthousiasme à démarrer un projet que l’on peut s’emballer au risque de faire n’importe quoi : on est jeune et sans expérience : c’est pourquoi, il est question ici de rechercher un enseignement, une méthode, se montrer élève, et suivre des directives. Il s’agit de ne pas se précipiter, mais de se préparer.

5 : l’Attente : tout ne se fait pas en un jour, il s’agit de patienter, il ne sert à rien de s’activer en croyant faire avancer les choses plus vite : il faut laisser à la graine semée le temps de pousser, sans rien faire, sans la bousculer, en se contentant de l’arroser, sans la noyer : il ne sert à rien de jouer la mouche du coche. Les choses viennent en leur temps, au bon moment pour qui sait attendre le moment favorable pour agir. 

6 : le Confli: c’est lorsqu’on se heurte à de l’opposition, lorsqu’on n’est pas d’accord. Alors on fait entendre son point de vue, on le défend par la parole. Cependant il ne s’agit pas de vouloir avoir raison à tout prix, mais seulement d’exprimer son désaccord, ce qui obligera les protagonistes de la situation à trouver d’autres arrangements, si c’est possible.  

7 : l’Armée : pour réussir un projet, il y a besoin de se sentir investi, de s’engager en ayant un idéal, afin de se sentir armé contre l’adversité qui peut chercher à nous faire abandonner.   

8 : la Solidarité : il s’agit de mobiliser ses forces, pour être solide. Toutes nos qualités sont requises pour agir dans le même sens. On peut aussi se joindre à d’autres qui peuvent aider au projet, se tenir les coudes pour ensemble réussir. Il s’agit de coopérer. 

9 : le Pouvoir d’apprivoisement du petit : on n’a pas encore beaucoup de pouvoir, pas beaucoup de moyens, il s’agit d’agir par petites touches : apprivoiser, suggérer, ne rien forcer. Faire les choses peu à peu, en se contentant de ce qui est possible, sans viser trop loin. Attendre en continuant à travailler.

10 : la March: la bonne marche des choses à suivre : connaître les règles du jeu pour en pas faire n’importe quoi, pour ne pas se ramasser, ce qui pourrait être fatal. 

11 : la Paix : hexagramme remarquable : trois traits brisés posés sur trois traits pleins : le faible (les trois traits brisés) se repose sur le fort (les trois traits pleins), c’est à dire que le fort supporte le faible. Cette situation est dans l’ordre des choses : tout prospère et se passe au mieux, dans la paix et l’harmonie. Le sens est aussi que le masculin a pénétré le féminin, l’a traversé pour se retrouver dessous : l’action a traversé les ressentis et intuitions, elle s’en est inspirée, on a agit en suivant ses ressentis et intuitions, si bien que tout est à sa place, l’action est correcte et on se sent en paix. 

12 : la Stagnation : c’est le contraire de la paix : là, ce sont les trois traits forts qui reposent sur les trois traits faibles, qui pèsent dessus. Cette situation est trop lourde pour le faible qui ne peut le supporter, si bien qu’il y a écrasement, stagnation, enlisement de l’action : on ne peut plus rien faire. Cela montre qu’on a agit en dépit du bon sens. Les actions ne sont pas coordonnées. Les choses ne sont pas faites dans le bon ordre. 

13 : la Communauté avec les hommes : la vraie communauté avec les hommes doit s’établir sur la base d’un intérêt cosmique concernant l’humanité et non sur les objectifs égoïstes du moi. Quand dans le rêve apparaît ce chiffre, il s’agit de déterminer ce dont le rêve veut parler. S’agit-il des autres à l’extérieur ou de ses propres tendances qui agissent à l’unisson ou qui au contraire, tirent chacune la couverture à soi, si bien que l’on se sent écartelé et que l’on n’arrive à rien.

14 : le Grand avoir : c’est la richesse intérieure qui vient de l’humilité dépouillée d’égoïsme.

15 : l’Humilité : il s’agit de faire preuve d’humilité, car c’est une loi de la nature : ce qui est appelé à s’abaisser, comme le soleil qui se couche en fin de journée, ne peut que se relever et se montrer dans sa splendeur.  La loi de la terre est de changer ce qui est plein et d’affluer vers ce qui est ce qui est humble. Il s’agit d’oeuvrer sans se glorifier de ce qu’on accomplit, mais en ayant conscience de sa valeur, ni plus, ni moins.

16 : l’Enthousiasme : les lois naturelles ne sont pas extérieures aux choses, mais suivent leur mouvement selon une ligne de moindre résistance. C’est cette harmonie qui génère l’enthousiasme, entraîne l’adhésion et provoque le succès dans tous  les domaines de la vie. Susciter l’enthousiasme en rendant les choses agréables.

 

Le Yi-King (2)

Yi-King hexagramme

Dans l’article précédent je vous ai présenté le Yi-King comme aide à l’interprétation des chiffres des rêves.

Le Yi-King est aussi appelé « Livre des transformations », car c’est un livre qui permet de transformer sa vie en accord avec le monde intérieur et ce qui est demandé au moment présent. Les transformations parlent aussi d’une transformation dans l’écriture même des hexagrammes du Yi-King.

Je vous ai parlé de chiffres, mais ces chiffres représentent la classification des chapitres dont parle le Yi-King : il y a 64 chapitres ou hexagrammes, ou encore situation de vie générale. Chaque hexagramme est formé par 6 lignes. Chaque ligne pouvant s’écrire de 4 façons différentes.

Dans la tradition chinoise, le Yi-King est utilisé comme oracle. On pose une question et pour obtenir une réponse, on utilise des baguettes. Le procédé des baguettes semblant long et fastidieux, on l’a remplacé, surtout en Occident, par des pièces de monnaie. Il suffit de trois pièces que l’on lance ensemble, après avoir déterminé quelle valeur accorder à pile ou face.

Yi-King mode d’emploi

En général on utilise 3 pièces de 2 euros ou 20 cts, afin de donner la valeur 2 à pile et 3 à face, de façon à obtenir en lançant les trois pièces, un 6, un 7, un 8 ou un 9.

Ces 4 chiffres différents que l’on obtient en lançant les dés représentent les 4 façons différentes dont s’écrivent les lignes :
– le 6 et le 8, pairs, s’écrivent en ligne brisée : __  __, on ajoute au 6 une croix : __x__
– le 7 et le 9, impairs, s’écrivent en ligne droite : ____ , on ajoute au 9 un cercle : __0__

Le 6 et le 8, pairs, représentent le féminin, et s’écrivent donc en ligne brisée, qui laisse un espace entre deux traits, marquant ainsi la brisure de la vulnérabilité, la réceptivité du féminin, là où le 7 et le 9, masculin, s’écrivent d’un seul trait.
Le 6 et le 9, sont le résultat d’une répétition : 6 = 3 traits de 2 et 9 = 3 traits de 3, si bien qu’il portent un signe particulier : une croix pour le 6 et un cercle pour le 9. Le cercle représente-t-il celui de la totalité ou de la nouvelle naissance ?

On lance donc 6 fois les pièces, de façon à obtenir 6 traits de valeurs différentes.
On trace les traits en plaçant le premier trait en bas, et en montant jusqu’à obtenir 6 traits.
Ces 6 traits composent deux trigrammes. Chacun de ces trigrammes portant un nom chinois :

On voit dans le dessin ci-dessus que le trigramme ou trois traits plein du haut à gauche s’appelle K’ien et représente la pure énergie masculine, là où K’ouen, en bas à droite représente par ses traits coupés la pure énergie féminine et réceptive.

C’est la position des traits qui détermine le sens de l’hexagramme. Les traits pleins représentent la force, la solidité, l’action directe là où les traits coupés représentent la réceptivité, la vulnérabilité, la perméabilité. Leur combinaison simple et multiple donne le sens de toutes les situations humaines.
En effet, lorsque le trait est égal à 6 ou 9, il colore l’hexagramme d’une note particulière, si bien qu’il n’y a pas 64 hexagrammes, mais bien plutôt 64 x 7 = 448 combinaisons plus tous les cas où l’hexagramme est composé de plusieurs 6 ou de plusieurs 9.

 

On voit dans le tableau ci-dessus qu’un hexagramme est composé de deux trigrammes, un inférieur qui correspond au premier jet de dés, et un supérieur composé des derniers jetés de dés.

Et l’on observe que le n°1 est formé de six traits pleins et appelé le Créateur et il représente une pure énergie d’action, il est temps d’entreprendre.

Par contre, le n°2 est formé de six traits brisés et appelé le Réceptif et il représente une pure énergie réceptive féminine : il est temps de ressentir.

Donc chaque fois que vous tirez un Yi-King, vous favorisez l’éclaircissement d’une situation au niveau de son énergie. Vous pouvez demander s’il est temps pour vous d’entreprendre une action à tel sujet ou au contraire attendre. Et les réponses du Yi-King sont en accord avec la situation que vous êtes en train de vivre : le Yi-King n’est pas un livre de divination pour l’avenir, mais un moyen pour comprendre l’enjeu d’une situation au présent. Ce qui est souvent très utile et précieux et évite nombre de bêtises.

Une fois le fonctionnement du Yi-King expliqué, disons de façon schématique et simplifié, je vous présenterai le sens des hexagrammes dans un prochain article.

Si le sujet vous intéresse je ne peux que vous conseiller de vous procurer l’ouvrage.

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Le Yi-King et les nombres du rêve (1)

yi-king

Les chiffres et les nombres dans les rêves

Souvent le rêve vous indique un horaire, une date, un nombre précis. Il y a plusieurs manière d’interpréter les nombres dans les rêves : mais on a constaté que la plupart du temps, ces nombres ou chiffres trouvent leur explication avec le Yi-King.

C’est la fréquentation des rêves qui a fait découvrir cela.

Qu’est-ce que ce Yi-King auquel même les rêves se réfèrent ?

Le Yi-King est un livre de sagesse chinoise extrêmement ancien, qui fut d’abord découvert et traduit en allemand par Richard Wilhem, ami de Jung, auquel il le fit découvrir. Puis il fut traduit en français  par Etienne Perrot, lui-même disciple de Jung. Richard Wilhem avait fait de longs séjours en Chine, s’était imprégné profondément de la culture chinoise avant de se lancer dans cette traduction afin de restituer au mieux l’esprit de cette sagesse.

Ce livre, le Yi-King répertorie, à l’aide de chiffres, toutes les situations de la vie courante, toutes les situations que l’on peut rencontrer dans une vie humaine, c’est pourquoi nombre de personnes lui posent des questions pour avoir des réponses car le Yi-King est aussi un oracle pour le moment présent. Il ne prédit pas l’avenir, mais parle de ce que vous vivez en ce moment. Il est une façon de mettre à plat et comprendre la situation que vous êtes en train de vivre, et il est utile à consulter lorsque vous n’avez pas une vision claire de ce qui se passe pour vous à un moment donné dans une situation donnée.

Par exemple, si vous ne savez pas quel comportement adopter avec un collègue ou un enfant ou si vous hésitez à accepter une promotion qui vous donnerait certes un meilleur salaire, mais finie la liberté à cause des responsabilités engendrées, et bien vous pouvez poser la question au Yi-King qui se fera un plaisir de vous répondre et d’une façon que parfois vous n’attendez pas.

De même les rêves l’utilisent pour nous donner des indications sur notre vie.

Par exemple, Lucie, avait rêvé qu’elle ne savait plus si elle avait rendez-vous à 15 ou 21 h.
Ni le 15 ni le 21 n’étaient des nombres qui lui parlait.
Aussi, nous avons regardé le Yi-King pour lequel le 15 parle d’humilité et le 21 de « mordre au travers », c’est à dire ne pas se laisser faire et dire ce qu’on pense :  en effet, dans la réalité, Lucie ne savait pas si elle devait faire profil bas ou si elle devait défendre son point de vue.
La fin du rêve lui montrait qu’elle avait finalement rendez-vous à 21h, si bien qu’elle a préparé son argumentation pour ne plus se laisser marcher sur les pieds.

Mais le Yi-King n’est pas toujours aussi limpide. Il y a besoin de beaucoup réfléchir et méditer pour être sûr d’avoir compris. Car il s’agit d’une connaissance ancienne issue d’une culture chinoise dont beaucoup de références sont étrangères à la culture occidentale, si bien que la traduction a donné bien du fil à retordre à ses traducteurs, mais il n’empêche qu’il est riche d’enseignement et qu’il est bon de le consulter de temps en temps. Mais comme tout moyen apte à vous enseigner quelque chose de judicieux, pas trop souvent.
D’ailleurs, à ce propos, lorsqu’on le consulte trop souvent, le Yi-King lui-même se met soit à vous raconter n’importe quoi, soit à vous le faire sentir.

Certains disent que le Yi-King est difficile à comprendre, que pour eux, c’est du chinois, et bien oui, il a été pensé et écrit par un chinois, il se réfère à des notions d’existence subtiles, et des références qui n’ont rien d’occidentales, et si l’on n’a pas l’habitude d’entrer en résonance avec ce qui se passe en nous, il est possible de passer à côté de la réponse.

Mais si la question est bien posée, si l’on y réfléchit honnêtement en acceptant les remises en cause qui parfois surviennent, alors la réponse devient limpide.

Voici déjà une présentation du Yi-King, dont je vous parlerai plus en détails dans un prochain article.