La densité des images de rêve

Publié le 11 mai 2015 dans Articles, Généralités sur le rêve | 4 Commentaires

IMAGES DE REVE

Pour les rêves, on parle d’image. Or une image est une représentation plane, plate, en deux dimensions, sans épaisseur, statique, figée. On le dit bien : « sage comme une image », pour dire qui ne bouge pas.

L’image parle au mental, l’image fait des comparaisons, l’image illustre, fait référence, montre.

Le rêve compare bien notre vie à un scénario qu’il met en scène, il montre, il fait des parallèles, illustre ses propos par des images visuelles, mais pas que….

Rêve, matière vivante

Le rêve est une matière vivante : le rêve est animé, ses images ne sont pas statiques. Au cinéma aussi, les images bougent, elles sont même capable de créer de l’émotion. Mais si elles nous sont présentées, elles ne sont pas nous. Il y a une distance entre nous et l’écran : l’écran fait écran.

bobine cinéma

Alors que les images de rêves non seulement sont animées, mais sont vivantes en nous. Il n’y a pas la distance du cinéma : dans la dimension du rêve, ce que nous vivons est vrai.

Certains disent pour se préserver : « Ce n’est qu’un rêve », voulant redonner par là aux images du rêve le sens premier du mot image : une image qu’on tient à distance, qui ne touche pas.

LA DENSITE DES IMAGES QUI DANSENT

Alors que l’image du rêve touche puisqu’elle émeut notre corps, notre  âme et notre esprit qu’elle frappe ou ravit. Le rêve se vit dans l’épaisseur, la consistance, la réalité vivante. Le mot image est inapproprié si on lui enlève sa dimension tactile du ressenti.
La densité des images qui dansent.

C’est la raison pour laquelle certaines personnes craignent en écrivant leur rêve, lui enlever de sa substance, de l’affadir, elles se sentent incapables de restituer le rêve dans toute ses dimensions.
Elles craignent aussi, à cause des images que l’on décrypte, que l’interprétation ne soit qu’une considération mentale et refusent souvent l’interprétation pour garder la sensation tactile et émotionnelle du rêve.

Ecrire son rêve est une façon de s’en souvenir. Le mot évoque toujours plus qu’un concept figé. En sentant les mots appropriés pour décrire son rêve, on peut s’en souvenir des années après. On ne se souviendra plus des mots employés, mais le rêve resurgira intact, au moins un moment de rêve, un ressenti.

A propos de l’épaisseur du rêve, je me souviens avoir rêvé que j’étais invitée à un grand repas au milieu d’une forêt. La table était dressée avec des mets étranges. Des hommes étaient assis et l’un d’eux me servit de l’écorce d’arbre, en me disant que c’était nécessaire. Je goûtais, et un goût amer à me tordre les boyaux m’envahit. 

photo-paysage.com

photo-paysage.com

Au réveil, ce goût était toujours là, suivi d’une envie de vomir qui m’accompagna toute la journée et me libéra le soir.
J’ai senti que ce rêve m’avait purgée et libérée d’un mal dont je n’avais pas conscience : un excès de mental qui me faisait négliger mon ressenti. Là, le ressenti, je l’ai senti ! J’ai senti mes tripes.

LA DENSITE DES IMAGES HYPNAGOGIQUES

Le soir, dans mon lit, je ressens la densité des images hypnagogiques : même si les images hynagogiques ne génèrent pas d’émotion, elles se vivent dans la profondeur, se ressentent dans le corps aussi. Plonger dans cette épaisseur, c’est couper le mental, et guérir.

C’est le mental qui fait rester à la surface des choses et couper avec le monde intérieur. C’est le mental qui empêche de dormir et crée des insomnies.

Pour sortir de l’insomnie, prenez conscience de la façon dont vous baignez dans cette dimension. Faites confiance à votre ressenti. Branchez-vous sur lui.

4 Commentaires

  1. Sympa ton article Aline, joli !!
    Bien d’accord avec toi, le rêve n’est pas du tout statique, je suis bien d’accord avec toi, c’est plustôt comme un film et bien plus vivantes comme tu le dis, car cela nous touche vraiment, nous sommes les acteurs aussi!

    hé hé hé ton article touche un peu l’idée du nom de mon blog (les images … ), je l’ai appelé ainsi pour exprimer en images ce que je vois. Pour moi dans mon cas images comprend : dessin, peinture, photo, design etc. en fait tout ce qui est visuel. Même si une image peut être aussi à partir d’un texte, poème, romain, etc.

    • oui, dans le rêve nous sommes acteurs. Les images sont vivantes. Pour les décrypter, on les met à plat dans l’interprétation et ensuite il s’agit de les intégrer dans notre vie.
      Et tes images à toi ont la vie qu’on leur prête ! elles sont aussi fortes en évocation, d’une autre manière.

  2. Je t’en ai déjà parlé, je rêve très peu. Pas d’images, mais davantage de sensation. Quand je m’endors le soir, je suis très sensible aux sensations de chaleur ou de fraîcheur, de douceur, d’odeur. Je baigne dans un moelleux et une douceur qui m’emportent dans le sommeil. Mes images sont plutôt tactiles et auditives. J’aime dormir la fenêtre ouverte à la fois pour la fraîcheur de l’air, les bruits de la nuit ou du petit jour. Je me réveille au chant du coq et des oiseaux.
    Très article, Aline.

    • Mais oui, on peut aussi se brancher sur les sensations et ressentis et ça, ça aide bien à s’endormir aussi ! Là, tu as en plus la chance d’être à la campagne, non ? avec le coq. En tous cas, tu te prépares de bonnes conditions pour sombrer. et ça te rend poétique aussi.
      Oui, le monde des rêves est en relation avec les sensations, ressentis, tout ce qui vit à l’intérieur de nous et nous aide à nous retrouver en sécurité, au contact de qui on est. Merci de ton partage.

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