Langues de feu et langue des oiseaux

Publié le 16 mai 2016 dans Articles, Ecriture, Généralités sur le rêve, Symbolique chrétienne | 0 commentaire

Langues de feu

La Pentecôte célèbre le jour où le St Esprit est descendu sur les apôtres sous forme de langues de feu pour leur inspirer ce qu’ils allaient dire.
Et cette parole est toujours vivante, c’est à dire non figée, Dieu peut soudain changer d’avis ! C’est ainsi que le monde évolue. Étonnamment, elle est représenté par une colombe, oiseau de paix, qui renvoie à la langue des oiseaux.

Pentecôte colombe

Langue des oiseaux

La langue des oiseaux fait soudain tinter à nos oreilles des sens que l’on ignore et qui sont inspirés et permettent d’évoluer.

Par exemple : une femme, désirant être tranquille veut répondre à un homme qui l’invite : « je me sens bien, seule » : mais si elle l’a prononcé dans sa tête, dans son sms elle l’écrit sans virgule, ce qui donne « je me sens bien seule« . En écrivant, elle a pris conscience du double sens de cette phrase : sa solitude choisie n’est là que pour éviter ce qui blesse dans les relations. Et ce qui la fait souffrir, c’est finalement ce choix. On peut dire que cette phrase lui a été inspirée afin d’opérer une prise de conscience. Elle a ainsi compris qu’elle devait accepter l’invitation.

Langue de feu et langue des oiseaux

C’est à dire que les langues de feu de l’inspiration divine peut passer par la langue des oiseaux, tout comme elles peuvent passer par des canaux variés : on peut entendre une voix, avoir un flash de voyance, des ressentis particuliers, une connaissance immédiate, prendre conscience d’un double langage, ou des rêves… C’est l’attention au monde intérieur qui rend sensible à ces révélations.

terredefoy.com

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Mauvaise interprétation : les ondes sont brouillées : sabotage, enfumage

Malheureusement, l’église s’est attribué le monopole de la connaissance divine en la figeant dans son interprétation de la Bible, donnant la prévalence à l’esprit sur le corps, sanctification de l’Esprit et anathème jeté sur le corps, les sensations, la sexualité, la femme, jugée autrefois impure et il nous en reste des traces, à travers l’éducation.

Combien autrefois étaient loués la mortification du corps, sa négation, renoncement, privation, afin de n’être tourné que vers le ciel et gagner le paradis !

Dans les couvents, la flagellation était de mise, les chemises de bure ou toile grossière qui blessaient la peau aussi.

biblefilms.blogspot.com

biblefilms.blogspot.com

On admirait la crucifixion et on vénérait Marie qui n’avait point été touchée par l’homme.
Tout le mal que cela a fait dans notre éducation, comme cela s’est imprimé dans notre corps aussi.
Qui sommes-nous pour nous infliger quelque chose que Dieu ne nous demande pas !

Il s’agissait d’une interprétation de la Bible au pied de la lettre au lieu d’en comprendre l’esprit !

Et les rêves ont à reconstruire toutes ces bases sabotées, erronées. En nous faisant justement reprendre contact avec nos ressentis. Que se passe-il en nous ?

Une métaphore de la vie de Jésus : il y en a peut-être d’autres

Alors que l’histoire de Jésus peut aussi s’interpréter comme une métaphore : il est venu pour nous, pour nous apprendre à vivre, nous montrer un chemin à travers sa vie. Traduisons :

l’Esprit Saint a fécondé Marie = l’Esprit est descendu dans la chair, s’est incarné, a donné naissance à un enfant divin = à un enfant doté d’Esprit = cela montre la relation intime entre l’Esprit et la chair : et pas la séparation, comme nous a fait croire l’église.

Un projet à réaliser : en suivant les pas du Christ

Cela m’évoque les inspirations reçues à incarner dans notre vie : nous recevons une inspiration : par un des canaux évoqués ci-dessus (voix intérieure, connaissance immédiate, ressenti révélateur, rêve ou langue des oiseaux).

Rêve de l'échelle de Jacob

Rêve de l’échelle de Jacob

Si nous l’acceptons comme Marie, avec amour et foi (l’anagramme de Marie est aimer), nous laissons cette inspiration maturer en nous jusqu’à la naissance d’un projet, d’un projet inspiré.
Il s’agit souvent d’un projet qui au départ n’intéresse personne, et qui se fait dans l’ombre, en suivant son ressenti (naissance dans une étable, y’a pas de place ailleurs)

Et plus un projet est inspiré, plus il vient défier les lois sociales et peut se retrouver comme Jésus, conspué, rejeté, critiqué par ceux-mêmes qui le soutenaient, pas accepté, et mis à mort, les gens préférant garder le mal qu’ils connaissent (Barabbas le voleur !). Mais ensuite, ce projet ressuscite en étant reconnu comme génial, soit du vivant de son auteur, soit par les générations suivantes qui l’adoptent. C’est ainsi que le monde évolue. Il a fallu du temps pour reconnaître que la terre était ronde !

De combien d’avortements nous rendons-nous coupables à ne pas dire oui à ces inspirations qui ne nous appartiennent pas, mais font partie d’un plan divin dont nous ignorons la portée. Le projet venu au monde vit sa propre vie, il n’appartient plus à son créateur mais au Créateur qui l’a insufflé à qui était capable de le porter pour le mettre au monde.

Je donnerai seulement l’exemple de Rosa Parks, cette femme afro-américaine qui, en 1955, a osé dire non à un blanc qui voulait sa place assise dans le bus. Voilà une femme qui était à l’écoute de son ressenti : elle a senti de faire ce qui lui était demandé. Qu’importe les conséquences, c’était le moment. Elle est devenue un emblème de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Grâce au concours de Martin Luther King, jeune pasteur noir inconnu, mais qui s’est senti lui aussi appelé par cette cause, les lois ségrégationnistes ont été cassées au moins déjà dans les bus. Ce qui a entraîné à sa suite un mouvement beaucoup plus vaste.

Rosa Parks : history.com

Rosa Parks : history.com

Les inspirations concernent autant les petits projets quotidiens que les grands projets révolutionnaires. Qui sait même si ceux-ci ne sont pas liés. Avec Rosa Parks ils l’étaient.
Il faut savoir que la vie  ne nous fait porter que ce dont nous sommes capables, de ce dont nous avons la capacité. N’ayez pas peur de donner suite à ce que vous recevez, car vous serez guidés, aidés, mais parfois oui, vous aurez à découvrir vos limites, celles que vous imaginez avoir et que vous serez appelé à dépasser. C’est cela l’évolution !
Evidemment, il s’agit pour cela de rester à l’écoute du ressenti, savoir interpréter les signes. Sentir le bon moment.

Alors dites oui à vos inspirations, laissez-les mûrir en vous.
Afin qu’un jour elles voient le jour
prennent leur envol,
déploient leurs ailes et leur zèle. 

 

 

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