Le bien et le mal

Publié le 22 août 2016 dans Articles | 0 commentaire

Le bien et le mal coexistent sur cette terre. Avez-vous remarqué ? Que vous le vouliez ou non, ils sont là, couple aussi inséparable que le jour et la nuit, la lumière et l’ombre ou le blanc et le noir.

Ils existent dans notre monde de dualité. Ils existent avec les valeurs que nous leur donnons, parce que nous les nommons.

Est-ce pour cette raison que certains préfèrent ne plus nommer le mal, afin que ce qui n’a plus de nom disparaisse ? Ce que l’on ne voit pas n’existe pas ? Ce sont les petits enfants qui croient ça.

Afin que la pilule soit moins amère, certains tentent de le nier en l’édulcorant, l’affadissant, le ramollissant : cela fait-il moins exister le malheur, la mauvaise heure ?

Beaucoup refusent le mal, au nom du Bien, sans voir que le bien et le mal sont les deux aspects inséparables d’une même réalité, les deux côtés d’une même pièce. De la même pièce du théâtre de la vie.

Encore faut-il s’entendre sur ces notions de bien et de mal. Car on ne s’entend souvent pas à ce sujet.

yin-yang

Qu’est-ce que le bien ?

Le bien est-il ce qui fait du bien ?  A qui ? A soi, à l’autre ? Aux deux, ou un seul ? Est-ce une considération morale ? D’où cela vient-il ? « Faire le bien, penser aux autres, faire passer l’autre avant soi », le bien est-il une valeur en soi, est-il une question de morale ? Le bien est-il d’obéir aux commandements de la Bible, d’être dans le bien penser, ou de penser à son bien-être. Le bien, est-ce ce qu’on possède : avoir du bien ? Ou faire du bien, ou faire le bien : ou bien faire, ou c’est bien fait, bien réalisé ou bien fait pour toi : bienfait pour toi ?
On fait les choses comme il faut parce qu’on est adroit : on est droit, dans la droiture, dans son bon droit. Et on y gagne son paradis ? Près d’un Dieu bon, qui veut le bien des hommes ?
Dans un idéal de pureté, où tout est blanc : blanc comme neige, pur, honnête, innocent, sans tâche, sans pêché.

Qu’est-ce que le mal ?

A l’inverse le mal est-il ce qui fait mal, ce qui fait du mal, à qui ? A soi, aux autres ? Est-ce une considération morale ? Le maladroit fait mal les choses, il est gauche, il se fait mal. Ce qu’on met à gauche, quand on est adroit, c’est ce qu’on met de côté, pour le cas où, pour le cas de disette ou de sinistre : gauche se dit sinistra en latin ! Dans une ambiance sinistre, on se sent mal. Et déclarer un sinistre, c’est qu’un mal-heur nous est arrivé. En perdant tout, on risque de se marginaliser, la marge étant à gauche. Se lever du pied gauche aussi est de mauvais augure. Et le mal donne le malin, pourtant intelligent mais devant une tumeur maligne on fait moins son malin ! Et quand on parle du malin, et bien, voilà évoqué l’enfer !
L’enfer et sa noirceur. La noirceur du cœur du malfaisant.

Après ces présentations un peu embrouillées, victimes du jeu des mots, il semblerait ressortir que d’un côté nous ayons le bien enviable qui fait du bien et prospère et de l’autre, le mal sinistre, générateur de misères, à fuir comme la peste.

C’est-à-dire d’un côté le bien, bon et blanc et de l’autre, le mal, noir et mauvais.

Alors si tout est si clair, pourquoi dit-on que l’enfer est pavé de bonnes intentions ?
Comment le bien peut-il soudain générer du mal ?

Voilà que  l’affaire se corse !

C’est-à-dire que le bien que l’on fait se transformerait soudain en quelque chose de maléfique.
On a voulu bien faire et on s’est trompé. La situation a empiré.
Pourquoi ? Parce que la séparation entre le bien et le mal n’est pas si simple et ce qu’il faut regarder, c’est la raison pour laquelle on a voulu ce bien.
En général, il s’agit d’une situation que l’on a jugé d’après des critères moraux, pour faire le bien, ou pour bien faire, selon nos critères extérieurs, mais de façon mécanique, sans se demander si notre jugement est bon, c’est-à-dire sans nous assurer que nous avons une bonne perception de la réalité.

Et qu’est-ce qui a la capacité de nous assurer cela ?
Est-ce notre mental déductif ? Non, car par exemple, lorsque nous voulons aider quelqu’un, nous n’avons pas la vision exacte de sa situation, nous avons ce qu’il nous en raconte à un instant T, mais nous n’avons pas la capacité de percevoir si ce qu’elle dit est exact ou si d’autres éléments vont intervenir et de quelle façon.

Par contre, il y a en nous une voix intérieure, une intuition qui sait ce qui se passe, au-delà du bien et du mal, qui a une vision d’ensemble de la réalité telle qu’elle existe.
Et c’est cette intuition, cette voix intérieure qui saura nous dire, pour peu qu’on l’ait exercé, oui ou non, dans l’instant. Il se peut qu’une invitation ait l’air prometteuse, mais quelque chose en nous résiste, n’a pas envie : deux solutions s’offrent à nous : soit nous disons tout simplement non, soit nous disons oui, juste pour aller voir ce qui nous a donné envie de dire non : il se peut tout simplement qu’au dernier moment, la fête sera annulée ou que quelqu’un que nous n’avons pas vu depuis longtemps veuille venir nous rendre visite ou que nous recevions un coup de fil important. Alors si nous ne sommes pas là, nous pouvons regretter.

Je donne des exemples mineurs, mais j’ai entendu dire qu’à Nice, juste avant la fin du feu d’artifice, un enfant avait eu soudain envie de manger une pizza. Toute la famille s’est retrouvée à la pizzéria, ce qui leur a évité le pire. Que se serait-il passé si la famille s’était montrée moraliste en lui disant : non, tu attends la fin du feu. Cela ne veut pas dire que l’enfant doit être roi, non, mais c’est à sentir d’instant en instant.
Combien d’enfants ont sauvé leur famille de catastrophes avec leurs caprices ou maladies brusques.

Le bien serait finalement d’écouter sa voix intérieure et le mal, de ne pas l’écouter.

lesspirituelles.com

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Au regard des lois sociales et de la religion, le bien, c’est d’obéir à ces lois et le mal de ne pas leur obéir.

Au regard de la loi intérieure et divine, le bien c’est d’obéir à cette loi et le mal de ne pas lui obéir :

Donc le bien, c’est d’obéir à la loi et le mal c’est de ne pas obéir :
Reste à savoir à quelle loi on désire être fidèle : la loi intérieure ou extérieure ?

Loi extérieure 

Si l’on préfère vivre la vie du monde extérieur, alors on sera sensible à la norme : se marier, faire des enfants, avoir une bonne situation, ne pas faire de vagues. Faire comme tout le monde sera enviable, ne surtout pas se démarquer, ne pas se faire remarquer. Certaines personnes souhaitent surtout ne jamais quitter ce cadre qui les rassure.
On a tous, à un moment de notre évolution, besoin de vivre ce cadre sécurisant, pour apprendre les limites sociales. En effet, pour les personnes qui vivent l’immédiateté sans conscience de leurs limites et des autres, se faire à un cadre social limitant est un progrès qui aide à prendre conscience de l’existence et des besoins des autres.

On peut considérer qu’il a 4 degrés d’évolution :
Le premier niveau est le niveau instinctif, primaire : ce sont les gens qui viennent sur terre sans conscience des autres, qui ne vivent que dans l’instinct : par exemple, les délinquants arrêtés par la police, mais qui n’ont aucun regret, aucune conscience des préjudices commis, aucune empathie pour la souffrance de l’autre, aucun remords sont à ce stade là : ce n’est qu’à force de se prendre des baffes dans la gueule, des séjours en prison par exemple et beaucoup de souffrance qu’un jour ils se rendront compte que l’autre existe, qu’il est un être capable de souffrir comme eux, alors ils atteindront le deuxième niveau, deviendront sensibles et vulnérables, ils se mettront à prendre conscience du bien et du mal, et connaîtront le conflit, à se sentir tiraillé entre les deux.

Cette lutte entre le bien et le mal durera un certain moment et les fera passer à un troisième niveau : un niveau mental de réflexion : si le bien est bénéfique, il y a la tentation de n’adopter que le bien et de rejeter le mal et pour cela, édicter des lois pour protéger l’autre de tout ce qui peut le blesser.
Le problème, c’est que l’aspiration de l’homme vers le bien le rend perfectionniste, il cherche à devenir aussi parfait que Dieu, aussi bon. Il ne voit plus que le bien, ne jure que par lui et éradique tout mal de sa vie. C’est un problème, car cette recherche de perfection est mentale, elle ne tient pas compte des affects, des émotions et dessèche l’individu qui rejette tout ce qui a été mis à gauche, dans l’ombre : là où se trouvent…. la femme, ou plutôt le féminin, les rêves, l’intuition !
Et oui ! Le féminin se trouve à gauche, du côté des émotions, de l’intuition, des rêves ! Voilà pourquoi dans notre société occidentale qui tient à prôner le bien, les rêves sont oubliés, mis de côté, et on voit même apparaître des femmes voilées, soumises.

Le masculin est à droite, dans la pensée, l’intellect, la raison. La notion de bien est une notion mentale : la loi le détermine avec des mots. L’église aussi.

A ce troisième niveau, l’homme devient moraliste. Il fait le bien pour le bien, pour être aussi parfait que Dieu, et pour lui, tout va bien. C’est ce que nous vivons depuis l’apparition du christianisme. L’autre est le prochain dont il faut prendre soin, qu’il faut aimer comme notre père nous aime. Il y a eu les tables de la loi, et les lois du code civil.

Loi intérieure

Mais sentez-vous comme rester cantonné à un moule préfabriqué peut donner le sentiment de vivre une vie étriquée qui ne nous correspond pas et nous éloigne de notre vérité intérieure ?

Et c’est là où nous entrons dans un quatrième niveau, une quatrième dimension si vous préférez. Celle du libre-arbitre. Au 3ème niveau, il y a l’obéissance à la loi bonne pour tout le monde, mais au 4ème, on quitte peu à peu ce niveau qui maintient dans l’irresponsabilité personnelle pour entrer dans la pleine dimension de l’être.

Et c’est là que les rêves viennent nous aider, viennent nous montrer quel est notre chemin unique, hors des sentiers battus.

Il arrive que notre vérité intérieure nous fasse faire quelque chose qui est considérée comme mal par le monde extérieur ou la loi. Ce sera pourtant juste par rapport à notre monde intérieur. On peut faire ce qui est considéré comme mal par les autres, l’éducation, la société, les amis, mais c’est juste par rapport à la conviction intérieure, le ressenti, et par rapport à la situation réelle à laquelle les autres n’ont pas accès : ex. dire non à quelqu’un qui demande quelque chose : c’est mal dans le sens de pas gentil, si l’on pense que cette personne a besoin de quelque chose, mais c’est bien si cette personne est toujours en train de demander quelque chose et incapable de se débrouiller seule. A un moment, on va sentir de lui dire non, ce qui peut sembler dur, mais qui est juste. Dire non va l’aider à se recentrer, à retrouver sa puissance intérieure.

C’est une question de ressenti. Que ressentez-vous quand on vous marche sur les pieds ? Protestez-vous ou laissez-vous tomber ?

Quand c’est votre tour de dire non : le faites-vous ou hésitez-vous au nom du Bien ?

Enoncer ses limites permet à l’autre de trouver et d’affirmer les siennes. C’est un service parfois que l’on rend de dire non.

C’est pourquoi la colère n’est pas toujours mauvaise conseillère, contrairement à ce qu’on entend beaucoup dire.

C’est le problème des femmes battues : si elles étaient capables de réagir à la première alerte, elles ne laisseraient pas les situations dégénérer au point d’y laisser leur peau.

mali-web.org

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Seulement voilà, elles ont été élevées comme ça : elles ont appris à pardonner, à penser à l’autre, à donner beaucoup, faire passer l’autre avant elles, faire preuve d’abnégation, bref, elles ont appris à faire le Bien, et ce bien se retourne contre elles avec la même intensité dont elles sont capables avec leur bien. Car il n’y a pas d’équilibre avec le mal, et ce mal leur est offert par leur conjoint, pour équilibrer la balance. Pour les faire réagir, qu’elles sortent enfin leur noir, celui qu’elles ont à l’intérieur et refusent de reconnaître.

C’est pourtant ce noir qui est utile pour créer : le pouvoir créateur de la colère. Le pouvoir de dire non, lorsque ça suffit, lorsqu’on se sent envahi ou trahi. Lorsqu’on a besoin de mettre des limites : les femmes battues le sont car elles n’arrivent pas à dire non, mettre des limites ou trop tard. Elles ont ligoté leur instinct situé dans le ventre, dans les tripes. C’est parfois lorsque leur enfant est en danger qu’elles réagissent, mais parfois même pas.

C’est vraiment là où le rêve est important, il vient redonner à la personne ses limites, la vigueur de se battre et de sortir de situations dans laquelle elle s’est fourrée à son insu, sans avoir su réagir : le rêve apprend à réagir.
Vous souvenez-vous des rêves d’Estelle vus il y a un moment sur ce blog : Estelle que le rêve a aidé à divorcer sans être perdante. Je vous y renvoie.

La circulation de l’énergie :

Dans les arts martiaux, l’énergie circule entre les forces en présence. Elle se fiche de ce qui est considéré comme bien ou mal : elle agit, en dehors de toute considération morale.
On voit bien qu’il s’agit de l’équilibre des forces en présence : dans les arts martiaux, le combat est équilibré car chacun est dans la conscience du mouvement qui l’anime, de l’énergie qui circule en lui.

kernews.com

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Alors, face au terrorisme, pourquoi les seules réponses sont-elles les fleurs et l’amour : on voit tout de suite que ce n’est pas équilibré : ça ne fait pas le poids : trop d’amour et trop de haine, pas bien placés, idéalistes des deux côtés, pas ancré dans le réel. Les deux positions sont irréalistes, ne tiennent pas compte du vrai ressenti, de la réalité humaine dont les sentiments sont plus dans la nuance et englobent aussi bien l’amour que la haine.

Rétablir la balance en réagissant, réveiller en soi l’énergie du combat, ce qui n’est pas destructeur en soi, mais assure une présence, au lieu de se laisser abattre comme des moutons.

Notre société refuse la mort et la haine, la violence : alors d’autres nous la servent. Ils nous servent ce que nous ne voulons pas reconnaître en nous. Ils viennent prendre cette place libre : tous les suicidaires sont appelés par cet idéal qui donne de la noblesse à leur manque de désir de vivre. Mourir ensemble devient plus glorieux que crever tout seul dans son coin. Il y a un manque que comblent l’idéal suicidaire et la haine de la société de consommation : oui, quand on a envie de mourir, on hait la vie et ses manifestations festives ! A moins qu’il ne s’agisse d’envie, née de l’incapacité d’accéder à une société si prospère, car ils ne crachent pas sur la technique moderne dont ils se servent.

Certains pensent que c’est le moment de montrer que l’amour est le plus fort : c’est plutôt que les défenses se sont effondrées, il n’y a plus de capacité de réaction, car c’est trop fort, trop total.

En réalité, ce n’est pas arrivé tout d’un coup : si c’est arrivé, c’est qu’il y a eu des prémisses, des signes annonciateurs. Du grignotage. C’est ce qui fait qu’il n’y a pas plus de réactions. Pire, il est mal vu de réagir, c’est indigne de s’abaisser à ça.

Les deux côtés de la balance doivent être équilibrés : de bons conflits qui font que l’un et l’autre réagissent et donnent leur avis, participent, échangent, non pas des coups, mais des points, en mettant les points sur les « i ». Et les réactions de force égale s’annulent, ce qui rend à la balance son équilibre !

invierteconmario.com

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C’est sur le manque de sûreté de soi que le déséquilibre se joue. A cause du manque qui appelle un plein : quelqu’un qui manque de sûreté attire quelqu’un qui ne manque pas d’aplomb et qui va dominer en prenant la place qui lui est offerte, car libre, pas occupée.

En vous, regardez où sont vos faiblesses et comment vous attirez des gens qui viennent combler ce manque ! Mais ce que l’autre vous apporte, vous l’avez en vous : quand il vous apporte quelque chose de négatif, regardez à quoi cela correspond au positif et prenez conscience de votre manque. Et là, vous pouvez y remédier : par exemple : imaginez une femme toujours gentille avec une voix douce, si ce n’est pas sa nature, elle va tomber sur un gueulard, et si elle est gênée, qu’elle regarde en elle comment elle n’ose pas se faire entendre, comment elle n’ose pas gueuler.

Qu’est-ce qui détermine ce bien ? C’est l’écoute et l’obéissance à la voix intérieure.

Par exemple, faire un faux en écriture, c’est mal, mais pendant la guerre, l’abbé Pierre lui-même (Dieu et les hommes, p. 102), reconnaît qu’il a fait des faux, a imité des signatures, et que c’était une bonne sœur qui lui avait appris ! Il a donc fait le mal, mais il l’a fait en son âme et conscience, pour sauver des vies. Combien d’autres aussi l’ont fait.

Et sans arrêt dans la vie, nous sommes confrontés à des dilemmes de ce genre, même s’ils sont moins épineux : on rencontre tous à un moment ou un autre de notre vie, des cas de conscience où il nous faut nous résoudre à faire le mal, pour un autre bien. Il s’agit parfois de désobéir, de ne pas faire comme tout le monde, c’est mal mais c’est juste.

Par exemple aussi, une femme, munie de diplômes de haut niveau, désirait travailler comme simple jardinière. Avec ses diplômes prestigieux, elle n’avait aucune chance. Aussi a-t-elle menti sur son CV. Ce sont ses rêves qui l’ont conseillée. C’était mal de mentir, n’est-ce pas, mais juste pour là où elle en était.

Et c’est parfois ce que nous sommes obligés de faire, et cela pose des cas de conscience. Mais c’est aussi cela acquérir de la maturité : ne pas se laisser dicter sa conduite uniquement par les normes extérieures, mais sentir ce qui est juste pour soi à un moment donné.

 

 

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