Le masculin l’a emporté

Publié le 23 novembre 2015 dans Articles, Généralités sur le rêve | 2 Commentaires

Nous vivons dans un monde de dualité : le jour et la nuit, le chaud et le froid, le blanc et le noir, le masculin et le féminin, l’Orient et l’Occident….

pixabay.com

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Et là, la semaine dernière, le masculin l’a emporté. Un masculin fait de mort et de désolation.
Un masculin pur et dur : pur dans le sens de vidé de tout féminin, de toute sensibilité, de tout amour, un masculin porteur de mort, froid et calculateur, uniquement centré sur sa tâche, sans distraction, sans sentiment, juste la lucidité et l’action. Masculin diamétralement opposé au féminin où le vivre ensemble devient le mourir ensemble, s’éclater ensemble de façon littérale.
Le masculin pur n’interprète pas, il prend tout au pied de la lettre. Les textes aussi il les prend au pied de la lettre, pour édicter des lois inhumaines, qui ne tiennent pas compte des émotions humaines : pour comprendre un texte riche d’enseignement, il faut l’interpréter, et pour cela, il y faut de la nuance, de la sensibilité, de l’intuition, la compréhension du second degré et de l’implicite. Le masculin pur voile les femmes qui représentent ce à quoi il n’a pas accès et qu’il ne veut plus voir. Rideau dit-il.
Le masculin est explicite, parce que le masculin se vit à l’extérieur au premier degré.

De façon traditionnelle, l’Occident assumait le pôle masculin, logique, avec les avancées de la science et l’Orient le pôle féminin, avec sa spiritualité, son acceptation de la destinée.

Il semblerait que les pôles s’inversent.
L’Occident, pôle masculin, s’ouvre de plus en plus au féminin par les avancées de la médecine qui sensibilise à la souffrance, à l’empathie, au care (prendre soin de), à la compassion, à l’éducation, aux arts, à l’imaginaire, à la sensibilité, les femmes sont mises à l’honneur, même si l’irrationnel est toujours sujet à caution, et Dieu mis à l’écart.
Alors l’homme qui ne croit plus en Dieu préfère agir par lui-même, il trouve les moyens de supprimer la souffrance et la mort, il vise même l’immortalité en expérimentant les avancées scientifiques qui mènent au  transhumanisme, ce qui est plus proche du robot que de l’humain.
Mais refuser la souffrance empêche de mettre des limites, de dire non, puisque frustrer fait souffrir ! Radicalisation du féminin qui ne veut plus de frustrations mais veut vivre, et met le masculin limitant en berne.
De plus, quand on n’arrive plus à dire non, on culpabilise, on se laisse culpabiliser, on n’arrive plus à dire ce qu’on pense, on ne cesse de s’excuser, on croit qu’on n’en fait  jamais assez, et on n’imagine pas que l’autre puisse se débrouiller par ses propres moyens.

Alors on assiste à des dérives, même au niveau du langage : déjà le langage il faut le surveiller, afin de ne pas stigmatiser, alors on ne dit plus aveugle, mais non-voyant. Bon, ça va, mais au lieu de sourd on dit mal-entendant, alors qu’il n’entend pas mal, mais carrément plus du tout, mais ça on peut pas le dire, des fois qu’il entende !!!

Ainsi on prendrait presque le profil de la femme battue : elle se sent coupable de ne pas en faire assez pour celui qui la bat, toujours prête à pardonner.

De l’autre côté, on assiste à une montée du masculin qui cherche à dominer le monde et trouve ses racines en Orient, pour des raisons mystérieuses. Cela serait-il en relation avec l’inversion des pôles nord et sud magnétiques ? Je n’ai aucune idée de la réponse et j’espère que non.

gege500.skyrock.com

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Est-ce que l’Orient se radicalise pour le masculin parce que l’Occident se radicalise pour le féminin et laisse tomber son masculin ? Pour l’équilibre du monde ? S’agirait-il d’un processus naturel ?

Non, ne vouloir que le bon, le bien, le beau n’est pas naturel : la nature est cyclique. Comme la respiration. Comme le cycle de la vie et de la mort.
Il ne s’agit pas de vivre le féminin et le masculin de façon séparées, mais ensemble, à l’intérieur de soi : c’est ça le vrai sens du vivre ensemble : vivre les deux polarités ensemble et pas séparées : autrement le masculin agresse le féminin : la vie a un terme, une limite, le plaisir n’est pas infini et supprimer l’autre parce qu’il nous dérange n’est pas une solution.

lecheminversarcadia.com

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L »Occident doit retrouver le sens de la limite de l’homme. Intégrer ce masculin qui sait dire stop au non-humain afin qu’aucun masculin inhumain ne vienne lui rappeler la folie qu’il y a à se croire l’égal de Dieu qui décide pour les hommes.

A ce sujet, heureusement que notre masculin s’est réveillé sous la forme du RAID , du BRI, avec leur arsenal et leur courage qui nous ont bien servi, bien aidé, et je les remercie, la véritable compassion passe aussi par là : les prières et les fleurs rassurent le coeur, mais cela ne suffit pas, il y faut le masculin actif et musclé.

Ce masculin, fait de limites, de force guerrière, de courage est indispensable à la survie de notre monde. Pour ne pas se laisser dévorer par des prédateurs sans scrupules dont l’idéal est de nous détruire pour dominer le monde.

Pulsion de vie et pulsion de mort que l’on a chacun en soi : en prendre conscience pour intégrer ces pulsions contraires : les rêves sont là pour cette intégration, c’est en cela qu’ils sont la plus grande thérapie qui puisse exister, si l’on prend la peine de la considérer.

Car on y découvre aussi que Dieu n’est pas que bon, non.
Dieu est à l’image du monde qu’il a créé : à la fois bon et mauvais : c’est lui qui a créé un monde pris dans la dualité : il a créé le jour et la nuit, le chaud et le froid, la terre et le ciel, l’homme et la femme……
Les gens préfèrent ne plus croire en Dieu parce qu’ils pensent que si Dieu existe, il doit être bon, mais qui a créé le mal alors, hein ? Certains disent le diable, mais si Dieu est le créateur de l’univers, alors le diable aussi est une création divine.

Il y a longtemps que les rêves préviennent de cultiver autant son féminin que son masculin, que les rêves avaient prévenus de l’aveuglement de l’Europe face à la montée de l’intégrisme, mais qui écoute ses rêves ?

2 Commentaires

  1. Très beau texte sur un monde en souffrance… sur une dualité déséquilibrée. Il faut réconcilier ce masculin et ce féminin dans l’amour, dans l’amour de soi, dans l’amour de l’autre.
    Il y en a des choses à réparer. C’est vraiment en faisant passer un message d’amour qu’on arrivera peut-être à consoler toute cette désespérance.

    • Tout est-il soluble dans l’amour ? Grande question : tu dis : il faut réconcilier dans l’amour : l’amour dépend-il de la volonté ? L’amour est un état. Par contre la lucidité s’acquiert.

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