Le Yi-King (3) – 1 à 16

Publié le 21 février 2017 dans Articles, Conseils pratiques rêves, Sur l'interprétation, Yi-King | 0 commentaire

Il est temps de vous donner le sens général des hexagrammes du Yi-King, afin de vous aider à comprendre ce que signifient les chiffres de vos rêves.

Il s’agit tout d’abord de faire la différence entre les nombres et les chiffres.

Les nombres sont en relation avec une quantité, dont on n’est pas toujours très sûr. C’est par exemple lorsque vous voyez trois arbres ou deux personnes : le nombre est en relation avec la quantité, il est parfois imprécis, et là, l’interprétation n’est pas en relation avec le Yi-King.

Les chiffres, c’est par exemple lorsque vous rêvez qu’une pendule indique 10 heures ou que vous achetez 24 kg de pommes à 2 euros 40, lorsque vous avez rendez-vous au 56 de telle rue, lorsque vous voyez ou entendez clairement un ou plusieurs chiffres. Il peut aussi s’agir d’un groupe de 18 personnes, si le chiffre est précisé, l’interprétation du Yi-King marche.

Le Yi-King est un livre de sagesse qui relate toutes les expériences humaines, c’est à dire écrit pour aider les humains dans leur vie, pour les aider à se construire, comme on construit un projet.

C’est pourquoi on pourrait résumer en disant que le Yi-King parle de 64 étapes en relation avec la construction du projet de votre évolution et vous renseigne sur une de ces étapes, comme le fait le rêve. Le déroulé des étapes suit le déroulé des étapes de construction de projet.

Voici donc le sens général des premiers hexagrammes du Yi-King. 

Tableau récapitulatif des hexagrammes
symbolinks.com

1 : le Créateur : j’en ai parlé dans l’article précédent : l’hexagramme est formé de six traits pleins,  donc forts. Il représente le masculin, celui qui agit, qui donne l’idée, lance l’impulsion de départ : il signifie tout ce qui est en germe et donnera des fruits plus tard, il est le principe émetteur, créateur, directeur. Il s’agit d’être acteur, de se mettre en route, d’y aller en se montrant créatif.

2 : le Réceptif : représenté par six traits brisés, avec un espace au milieu, c’est le pôle féminin. Après avoir émis une idée, on imagine comment la réaliser dans le concret, dans la matière : comment va-t-on s’y prendre ? Car la matière est en relation avec le maternage, ce qui s’occupe concrètement de l’enfant : la « mater » et la mère. On imagine les solutions. On se laisse aussi aller au rêve, aux impressions, intuitions, parfois on doute, on n’est pas sûr, on se sent vulnérable. L’idée est en gestation. On est à l’écoute en se montrant réceptif à ce qui se passe, en s’intériorisant.

3 : la Difficulté initial: quand on initie un projet, on se heurte à des difficultés : ce sont les difficultés inhérentes à la matière, qui  ne se laisse pas manoeuvrer selon nos désirs mais selon ses lois propres. La mise en place du projet demande des tâtonnements et des ajustements. On n’a pas tout le matériel, il manque des choses, il faut faire des listes, on trie, on choisit, on sépare ce qui va de ce qui ne va pas…. 

4 : la Folie juvénile : il y a un tel enthousiasme à démarrer un projet que l’on peut s’emballer au risque de faire n’importe quoi : on est jeune et sans expérience : c’est pourquoi, il est question ici de rechercher un enseignement, une méthode, se montrer élève, et suivre des directives. Il s’agit de ne pas se précipiter, mais de se préparer.

5 : l’Attente : tout ne se fait pas en un jour, il s’agit de patienter, il ne sert à rien de s’activer en croyant faire avancer les choses plus vite : il faut laisser à la graine semée le temps de pousser, sans rien faire, sans la bousculer, en se contentant de l’arroser, sans la noyer : il ne sert à rien de jouer la mouche du coche. Les choses viennent en leur temps, au bon moment pour qui sait attendre le moment favorable pour agir. 

6 : le Confli: c’est lorsqu’on se heurte à de l’opposition, lorsqu’on n’est pas d’accord. Alors on fait entendre son point de vue, on le défend par la parole. Cependant il ne s’agit pas de vouloir avoir raison à tout prix, mais seulement d’exprimer son désaccord, ce qui obligera les protagonistes de la situation à trouver d’autres arrangements, si c’est possible.  

7 : l’Armée : pour réussir un projet, il y a besoin de se sentir investi, de s’engager en ayant un idéal, afin de se sentir armé contre l’adversité qui peut chercher à nous faire abandonner.   

8 : la Solidarité : il s’agit de mobiliser ses forces, pour être solide. Toutes nos qualités sont requises pour agir dans le même sens. On peut aussi se joindre à d’autres qui peuvent aider au projet, se tenir les coudes pour ensemble réussir. Il s’agit de coopérer. 

9 : le Pouvoir d’apprivoisement du petit : on n’a pas encore beaucoup de pouvoir, pas beaucoup de moyens, il s’agit d’agir par petites touches : apprivoiser, suggérer, ne rien forcer. Faire les choses peu à peu, en se contentant de ce qui est possible, sans viser trop loin. Attendre en continuant à travailler.

10 : la March: la bonne marche des choses à suivre : connaître les règles du jeu pour en pas faire n’importe quoi, pour ne pas se ramasser, ce qui pourrait être fatal. 

11 : la Paix : hexagramme remarquable : trois traits brisés posés sur trois traits pleins : le faible (les trois traits brisés) se repose sur le fort (les trois traits pleins), c’est à dire que le fort supporte le faible. Cette situation est dans l’ordre des choses : tout prospère et se passe au mieux, dans la paix et l’harmonie. Le sens est aussi que le masculin a pénétré le féminin, l’a traversé pour se retrouver dessous : l’action a traversé les ressentis et intuitions, elle s’en est inspirée, on a agit en suivant ses ressentis et intuitions, si bien que tout est à sa place, l’action est correcte et on se sent en paix. 

12 : la Stagnation : c’est le contraire de la paix : là, ce sont les trois traits forts qui reposent sur les trois traits faibles, qui pèsent dessus. Cette situation est trop lourde pour le faible qui ne peut le supporter, si bien qu’il y a écrasement, stagnation, enlisement de l’action : on ne peut plus rien faire. Cela montre qu’on a agit en dépit du bon sens. Les actions ne sont pas coordonnées. Les choses ne sont pas faites dans le bon ordre. 

13 : la Communauté avec les hommes : la vraie communauté avec les hommes doit s’établir sur la base d’un intérêt cosmique concernant l’humanité et non sur les objectifs égoïstes du moi. Quand dans le rêve apparaît ce chiffre, il s’agit de déterminer ce dont le rêve veut parler. S’agit-il des autres à l’extérieur ou de ses propres tendances qui agissent à l’unisson ou qui au contraire, tirent chacune la couverture à soi, si bien que l’on se sent écartelé et que l’on n’arrive à rien.

14 : le Grand avoir : c’est la richesse intérieure qui vient de l’humilité dépouillée d’égoïsme.

15 : l’Humilité : il s’agit de faire preuve d’humilité, car c’est une loi de la nature : ce qui est appelé à s’abaisser, comme le soleil qui se couche en fin de journée, ne peut que se relever et se montrer dans sa splendeur.  La loi de la terre est de changer ce qui est plein et d’affluer vers ce qui est ce qui est humble. Il s’agit d’oeuvrer sans se glorifier de ce qu’on accomplit, mais en ayant conscience de sa valeur, ni plus, ni moins.

16 : l’Enthousiasme : les lois naturelles ne sont pas extérieures aux choses, mais suivent leur mouvement selon une ligne de moindre résistance. C’est cette harmonie qui génère l’enthousiasme, entraîne l’adhésion et provoque le succès dans tous  les domaines de la vie. Susciter l’enthousiasme en rendant les choses agréables.

 

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