Rêve de kéfir pour la fête de la Pentecôte

Bonjour rêveur, en l’honneur de la Pentecôte qui parle d’inspiration, et de connexion avec le monde intérieur,  je vais te proposer un rêve de kéfir. C’est un rêve reçu par Rebecca qui montre comment rater l’inspiration divine.
Oui, on peut rater, on rate souvent.

Avant d’évoquer  ce rêve , resituons la Pentecôte (voir un autre article ici). Après Pâques, Jésus est monté au ciel. Là, dans cette dimension immatérielle, il est devenu l’Esprit Saint et s’est démultiplié en langues de feu. Ces langues de feu sont descendues sur les apôtres pour les inspirer. Ces inspirations les ont menés sur les routes pour révéler au monde qu’il existe à l’intérieur de nous un monde invisible pour des yeux extérieur. Un monde tangible pour notre ressenti, et nos yeux du coeur.

Les Apôtres ont été touchés par les langues de feu parce qu’ils étaient ouverts aux inspirations divines. Ils étaient proches de leur intériorité, dans l’accueil.

Comment cela résonne-t-il aujourd’hui pour toi ? 

Quelque soit l’époque, être ouvert aux inspirations, c’est être dans l’accueil de ce qui se passe en nous et autour de nous.

Et toi, rêveur, que se passe-t-il en toi juste maintenant, lorsque tu lis cet article, comment es-tu touché ? Te sens-tu agacé, interpellé, ennuyé, joyeux, dubitatif, morose ? Si tu rentres dans cette sensation, que se passe-t-il ? Laisse infuser, laisse monter. Quelque chose se révèle-t-il de toi même, une piste se dessine-t-elle que tu aurais envie de suivre ?

Et cette piste, ça y est, tu la suis ? Tu t’engages pour elle ? Ou tu te sens soudain hésitant, dans l’indécision ?
Es-tu sûr d’être en relation avec ton ressenti ? As-tu capté la première impression ou autre chose est-il venu faire écran. Cette autre chose que l’on nomme mental est-elle venu t’ennuyer, interférer ?

C’est ce qu’a vécu Rebecca. Elle a fait écran à son ressenti, et voilà le rêve qu’elle a reçu.

Rêve : mon pot de kéfir

Avec d’autres femmes comme moi qui participons à une séance de stage, dehors dans un cadre ensoleillé.  Il est question d’examiner le pot de kéfir que chacune a fait et apporté. Elles ont toutes réussi. 
Arrive mon tour, je suis la dernière. « Que pensez-vous de celui de Rebecca ? » demande l’animatrice.
Elle continue : « Et bien non, ça ne va pas. Pourquoi plusieurs rencontres ? Il n’y en a pas besoin. Et qui est Alexandre ? » Celui à l’origine du pot de kéfir.
Sa question me trouble. Je n’en sais rien.  D’abord, quel Alexandre ?
J’en connais plusieurs. Je suis si troublée que je suis comme absente, déréalisée. Quand elle parle de mon pot, je n’ai pas conscience qu’elle parle du mien. C’est plutôt comme si elle continuait de parler de celui des autres. Je ne me sens pas concernée. Puis si, c’est bien du mien qu’elle parle. Mais les autres non plus n’ont pas d’avis. Personne d’autre qu’elle me dit qu’il n’est pas bon.
Mais bon, il n’est pas bon. Je vais le vider. De toute façon, il n’a servi que pour cette séance atelier. Je quitte les autres et remonte la rue en me disant que je vais le vider, mais je n’en fais rien.

consoblog.com

Interprétation 

Ce stage de connaissance de soi fait penser à Rebecca à une prise de conscience qu’elle a fait la veille.  Ou plutôt qu’elle aurait pu faire, mais à côté de laquelle elle est passée. Rebecca connait le principe selon lequel tout ce qui nous touche parle en fait de nous. En étant réceptif à ce principe, on fait des prises de conscience salutaires.

Et en effet, Rebecca, la veille a assisté à une scène très étrange dans un défilé de mariage.  Elle n’a d’abord pas pensé que cela pouvait faire écho à quelque chose qu’elle était en train de vivre. Mais en prenant conscience de la situation désagréable qu’elle vivait en ce moment avec un homme, elle a essayé d’y voir un lien, mais sans résultat.

Cela se passe dehors dans un cadre ensoleillé : on voit que Rebecca reste  extérieure à ce qu’elle vit. Rebecca se sent bien, mais n’est pas vraiment intériorisée. Elle comprend que cette scène lui parle, mais elle n’arrive pas à décrypter le sens qui ne cesse de lui échapper.

Le pot de kéfir

Il s’agit d’examiner le pot de kéfir que chacune a fait et apporté : qu’est-ce que le kéfir ? C’est une boisson faite à partir de graines de kéfir fermentées, avec de l’eau, du sucre, du citron et de la figue. C’est pétillant, c’est bénéfique à la santé, ça refait la flore intestinale, c’est vivant, probiotique (pour la vie), c’est une boisson agréable quand elle n’est pas trop pétillante, elle est fraîche, faite d’ingrédients naturels. Elle améliore l’immunité, fabriquée là par ceux qui sont réceptifs aux messages de la vie.

Pour Rebecca, le kéfir représente l’accueil que l’on réserve aux événements de sa vie, sans jugement, dans la conscience que tout ce qui touche, de façon positive ou négative, parle de soi.

En effet, vérifions les liens entre le kéfir et l’accueil.
On voit bien que lorsqu’on accueille ce qui nous touche :

  • cela crée souvent une réaction de pétillement dans le corps (c’est l’énergie qui suit son chemin pour délivrer quelque chose, cela bouge les cellules)
  • aussi le pétillement est produit par une fermentation : il s’agit d’une spiritualisation en cours, à cause des bulles d’air très fines qui indiquent la présence du St Esprit, comme lorsqu’on rêve de champagne.
  • cela restaure la flore intestinale (rétablit un équilibre intérieur qui permet de continuer à assimiler les événements de notre vie),
  • c’est donc bénéfique à la santé, c’est vivant,
  • probiotique (pour la vie),
  • fraîche (tout neuf),
  • ingrédients naturels,
  • améliore l’immunité
    Et c’est bien produit par la réceptivité aux messages de la vie.

Ce qui a réussi

Les autres ont réussi : il y a en Rebecca des réceptivités qui ont su accueillir ce qui les avait touchées : en effet, elle a bien eu l’intuition que l’événement lui parlait d’elle, elle a ressenti et apprécié la chose. Mais elle n’a pas su accueillir ce qui la touchait dans cet événement.

La guide demande aux autres ce qu’elles en pensent : cette guide est le principe directeur qui a demandé aux dynamismes réceptifs de Rebecca (intuition, ressenti, sentiment…) d’accueillir ce qui la touche et qui juge de la qualité de l’accueil de ceux-ci :

L’intuition, le ressenti, le sentiment ont bien fait leur travail : elle a bien reçu l’intuition que cet événement la touchait personnellement. Mais sans être capable d’accueillir comment elle était touchée, de le comprendre (le prendre avec elle, l’intégrer).

Les erreurs

chercher plusieurs pistes

L’erreur c’est plusieurs rencontres : elle a essayé de décrypter l’événement : comme elle n’y arrivait pas, elle y est revenue plusieurs fois, avec chaque fois un point de vue différent : on lui dit qu’un seul suffit, c’est-à-dire que c’est la première inspiration la bonne : pas besoin de multiplier les points de vue.

devenir mental : chercher de façon rationnelle

Alexandre : qui est Alexandre ? Rebecca est troublée. Au lieu de laisser venir une réponse, elle se précipite en demandant lequel, car elle en connait plusieurs : là aussi, elle cherche dans plusieurs directions, refuse de prendre le temps de ressentir.

Or il y a un jeu de mot dans Alexandre : Alex andre : c’est à dire andre, l’homme à l’extérieur : c’est à dire la pensée, le rationnel, la logique. Rebecca ne ressent pas parce qu’elle veut rester logique, dans le rationnel. Elle pense de façon extérieure à elle-même. Elle a essayé de décrypter l’événement de façon logique, extérieure. La logique ne l’a pas aidé à trouver de quelle façon cet événement la touchait de façon intime.

penser que ça se fera tout seul

Elle se sent soudain perdue qu’on s’intéresse à elle : comme si elle n’existait pas, n’avait pas d’importance. Elle n’a pas conscience qu’elle a aussi un rôle à jouer : il ne suffit pas d’avoir l’intuition que cet événement lui parle, encore faut-il faire l’effort de ressentir comment il lui parle, ce qu’il lui envoie comme message.

s’en vouloir de rater

Les autres n’ont pas d’avis sur la valeur de son kéfir, s’il est réussi ou raté. C’est-à-dire que personne à l’intérieur d’elle ne la juge pour n’avoir pas réussi cet exercice, elle n’a pas à s’en vouloir, seulement accueillir le fait qu’elle n’a pas fait l’exercice comme il faut.

refuser de changer, s’obstiner à faire pareil

Elle veut vider le kéfir, ne garder que le bocal en verre vide : elle décide de se vider de cet accueil qui ne convient pas. Se vider de ses pensées, afin de reconsidérer la situation avec un esprit neuf.
Mais elle ne le jette pas, et remonte la rue, en quittant les autres : elle revient dans le mental, incapable de se vider, sans contact avec son ressenti ou son intuition.
Elle continue à réfléchir, sans réussir à accueillir.
Son erreur est de refuser de changer en se disant  que de toute façon, elle ne trouvera pas : elle est défaitiste ! 

Nouveau kéfir : nouveau rêve

Rebecca s’est sentie tellement surprise de ce rêve qu’elle a décidé de refaire l’exercice de lâcher ses idées pour accueillir ce qui l’avait touché.
Cette fois, elle a réussi à ressentir en dehors du mental, et à sa grande surprise, d’autres prises de conscience ont surgi le soir.
Si bien que la nuit suivante, elle a reçu un nouveau rêve.  Le voici :

Ce que je ne sais pas, c’est lorsque je m’arrête (volontairement), ça continue à se développer. Et on me montre comment m’en occuper.

En effet, lorsque le processus d’ouverture au ressenti de ce qui touche émerge, d’autres prises de conscience ont lieu sans qu’on ait plus besoin de rien faire. Cela se développe tout seul.
Elle a reçu inspirations qui l’ont mené loin dans sa prise de conscience de ce qui se passe pour elle dans le domaine amoureux. Elle a en effet compris qu’elle rencontrait toujours des hommes qui ne la prenaient pas en considération en tant que femme, parce qu’elle même se coupait de son féminin.

Exercice si tu veux

Et toi, rêveur, cela te dirait-il d’éclaircir un domaine de ta vie qui bat de l’aile ?
Pose la question à ton intuition et reste réceptif à ce qui t’arrive dans la journée et t’interpelle, sans que tu saches pourquoi.
Parie que ce qui t’arrive recèle la réponse. Bien sûr elle est à décrypter, mais là, tu as le mode d’emploi !
Fais-en bon usage !

Mais prends garde à faire taire ton mental.
Ne crois pas tes désirs, ne les prend pas pour des réalités.
Mais plonge dans l’humilité du ressenti sensible.

Et si tu échoues, ce n’est pas grave, mais recommence jusqu’à ressentir. 

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