Rêve interprété : Astiquer la poêle

Publié le 21 décembre 2014 dans Articles, Rêves interprétés | 0 commentaire

Marjorie est une étudiante intelligente qui se pose beaucoup de questions sur le sens de sa vie afin d’aller le plus possible dans le sens de celle-ci et qui cherche toujours à se perfectionner.

Mais voici qu’une nuit, elle fait ce rêve :

Je me vois astiquer ma poêle, avec un gros appareil électrique muni de patins, en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Parce que chaque fois, ça fait des reflets que je veux enlever et qui reviennent. 

poèle brillante

Quand je demande à Marjorie ce qu’est une poêle, elle me répond qu’il s’agit de sa poêle, assez grande, en métal qui ne s’oxyde pas, qu’on peut toujours récupérer même si on la brûle, garantie à vie, lourde, pratique.

Je lui demande donc à quoi lui fait penser en relation à la veille, un outil qui a besoin  d’être bien chauffé pour être utilisé, qu’on peut toujours récupérer même si on le brûle.

Ca lui fait penser à l’intelligence : en effet, l’intelligence de Marjorie est plutôt grande, elle ne s’oxyde pas : elle ne rouille pas, car elle la fait beaucoup travailler, elle peut toujours la récupérer même si elle brûle, c’est à dire que même si elle s’échauffe trop, elle récupère facilement ses esprits.  On peut dire que l’intelligence est inusable, garantie à vie , lourde (elle pèse son poids, importante), pratique.

Aussi la poêle a des bords, ce qui la rend creuse : l’intelligence amène à se creuser, et la faire chauffer à vide, pour rien, c’est creux.

Voyons maintenant ce gros appareil électrique : c’est un instrument compliqué, comme un bras en métal articulé, avec des patins au bout pour astiquer, électrique, imposant, important, lourd, travail de précision circulaire.

Je lui demande à quoi lui fait penser en relation avec son intelligence, un outil électrique, imposant, qui fait un travail de précision.

C’est la réflexion : en effet, sa réflexion est compliquée, elle s’articule pour patiner, faire briller son imagination, réfléchir l’électrise, cette réflexion est imposante, importante, fait poids, c’est un travail de précision qui fait le tour des idées.

 Sa réflexion fait briller son intelligence, la ravive.

L’appareil tourne sur la gauche : il s’agit d’une réflexion tournée vers l’intérieur, c’est à dire l’introspection.

Mais elle cherche à enlever les reflets qui se forment à l’intérieur de la poêle : qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Les reflets, c’est quoi : ce sont des zones d’ombre mouvante, ça bouge, ça miroite, comme une tache, c’est changeant, sombre,

A quoi lui fait penser lorsqu’elle réfléchit sur elle-même, dans un travail d’introspection, une zone qui bouge, sombre, qui fait tache ?

C’est le négatif du positif qui apparaît et dont elle prend conscience, c’est la zone d’ombre créée par la prise de conscience : si quelque chose est positif, alors il y a du négatif.

En effet, le négatif du positif dont elle prend conscience bouge selon les prises de conscience, miroite (renvoie en miroir l’opposé), comme une tache (une saleté), c’est changeant (ça change tout le temps), c’est sombre (c’est négatif, mauvais)

 Se reforment chaque fois que les patins passent : chaque fois que la réflexion repasse sur l’imagination pour la lustrer, la faire briller, ça fait des reflets qui lui donnent l’impression d’imperfection.

Elle peut faire briller tant qu’elle peut, ça ne sert à rien, il y aura toujours un reflet qui apparaîtra à un moment.

Elle cherche avec précision à enlever tous les reflets qui semblent ternir la poêle, son intelligence, comme des échos, des ombres qui viennent lorsque le poids de la réflexion articulée passe dessus : c’est-à-dire qu’elle remarque que ses déductions sur la vie font des ombres sur son intelligence, semblent l’occulter : quand elle fait une prise de conscience, réfléchit, cela change sa compréhension de la vie, cela la fait changer, mais crée une ombre en reflet, qu’elle cherche chaque fois à enlever jusqu’à arriver à la perfection, ce qui est impossible. Et ça ne sert à rien : car peu importe qu’une poêle ait des reflets : l’important, c’est qu’elle cuise, qu’elle serve à faire la cuisine, à chauffer pour préparer les aliments, les arranger pour les rendre comestibles, délicieux à ingurgiter pour se restaurer.

Le but de la poêle c’est de permettre de cuisiner des ingrédients bruts, de les rendre digestes.

Le but de l’intelligence est de permettre de rendre digeste, compréhensible, ce qu’on avale, ce dont on se nourrit, de se nourrir de bonnes choses pour grandir.

Peu importe qu’elle soit impeccable, sans tache, pure. Forcément la réflexion lui fait de l’ombre, l’assombrit un peu.

Laisser tomber l’intelligence parfaite qui comprend tout : toute lumière traîne avec elle son ombre. Faire avec et avancer. L’important n’est pas d’avoir une intelligence parfaite, sans tache, pure. L’important est de s’en servir. Peu importe son état. Autrement elle s’use à ça sans rien faire d’autre, sans se nourrir, sans se restaurer, donc sans grandir, sans progresser et sans rien réaliser.

En conclusion, on peut dire qu’à trop réfléchir, Marjorie se fatigue pour rien, qu’elle perd son temps à essayer d’être parfaite.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :
"Astuces pour noter vos rêves et vous en souvenir". Livret gratuit à télécharger.
Vos informations ne seront jamais partagées à des tiers.