Rêve interprété : « Bouquet de carottes »

Publié le 15 juin 2015 dans Articles, Rêves interprétés | 3 Commentaires

Voici le rêve qu’à fait Nelly, une amie, après avoir lu le rêve de Pierre que j’ai publié sur le blog il y a quelques jours. En effet, ce rêve parle de tolérance, mais ce rêve a 2000 ans : qu’en est-il aujourd’hui ?

bonduelle.fr

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Sur ma droite, je vois un beau bouquet de carottes fraîchement coupées (avec les fanes), tendues dans ma direction.
Je m’en approche pour les saisir, les manger, me semblent si appétissantes.
Mais se révèlent soudain en matière poreuse, style polystyrène au grain fin et pâle. Je suis choquée et déçue.

Petit rêve surprenant, que se passe-t-il ? Pour le comprendre, voyons d’abord ce que représentent les carottes pour Nelly.

Pour elle, une carotte est un beau légume, orange, allongé, pointu, bon à la santé, plein de vitamine A : bon pour les yeux, la peau, rend aimable. C’est aussi la promesse d’une récompense.

passeportsante.net

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Pour Nelly,  un moyen qui rend aimable, bon à la santé, qui est la promesse d’une récompense, en relation avec sa journée de la veille, c’est la tolérance.  Celle dont parle l’article sur le rêve de Pierre.

En effet,  la tolérance est belle, orange (joyeuse), allongée (elle ajoute), pointue (intelligente), bonne à la santé, pleine de vitamines A : bonne pour les yeux (aide à y voir clair, à comprendre les autres), la peau (plus de race), rend aimable,  promesse d’une récompense (promesse de l’amour et de l’acceptation, de la fraternité)

pensezautrement.com

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Le bouquet de carottes représente donc la tolérance dans beaucoup de domaines, toutes ces tolérances étant reliées entre elle par le même lien, le même esprit.

Avec des fanes : il y a les fans de la tolérance.

elduende.musicblog.fr

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Elle s’approche pour en manger, pour s’en nourrir : elle a trouvé cet article intéressant, ça lui a donné envie d’en savoir plus, de se pencher sur le sujet, parce qu’elle trouve qu’il y a beaucoup d’intolérance dans le monde.

Mais elle se rend compte que ce n’est que du polystyrène, c’est à dire une matière plastique, pas naturelle, faite pour emballer, pour protéger des chocs.

Cet article l’a intéressé, l’a mis en appétit, elle a eu envie d’en savoir plus, de se pencher sur le sujet, mais quand elle y a regardé de plus près, elle s’est rendu compte que la tolérance était seulement un décor, du toc. En réalité, il s’agit d’une tolérance pas naturelle, mais plastique, c’est à dire qui s’adapte aux circonstances, imperméable aux émotions, sans réel coeur : la tolérance, c’est quand ça arrange : c’est pratique pour emballer, susciter l’enthousiasme à l’idée qu’on serait tous frères, ça protège des chocs des émotions négatives, de devoir dire des choses désagréables. Ca évite de se confronter et de dire ce qu’on pense vraiment.

forumconstruire.com

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Et dans polystyrène, on peut aussi entendre : poli, se tire, haine ou reine, rênes.
C’est à dire que cette fausse tolérance basée seulement sur le refus de la séparation est le fait de gens polis, qui se tirent ou se retirent dans leur dignité (reine) ou leur haine, ou tiennent les rênes (résistent). Mais surtout ne manifestent pas qu’ils ne sont pas d’accord. Ils tolèrent, mais répugnent en fait.

Le message de Pierre a vraiment été déformé.
Il y a deux mille ans, la tolérance a représenté une révolution, les gens étaient tous dans le jugement des gens différents d’eux, par leurs coutumes, leurs religions… : ils se détestaient cordialement, mais maintenant qu’on a intégré le message, il s’est affaibli, et c’est le contraire qui survient : il devient difficile de dire ce qu’on pense, de montrer son désaccord, et son manque d’amour. Il faut voir comme la colère a mauvaise presse, comme on apprend à cacher ce vilain défaut qu’il ne saurait être question de manifester sous peine de connaître les affres de l’enfer ou l’excommunication, le pilori, ou le ban de la société.

relationplus.org

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N’oublions pas que nous vivons dans un monde de dualité : jour – nuit, blanc – noir, joie – tristesse, rire – pleurs…. et comme le dit si bien l’Ecclésiaste (3.1-15 – 3.6…) :

« Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel:
un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté, un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s’éloigner des embrassades, un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler, un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix.

Et je me souviens d’une expérience réalisée : quelqu’un avait photographié un grand sage réalisé : et bien, on s’est rendu compte que les expressions de son visage changeaient tout le temps : c’est à dire qu’il passait sans cesse par toutes les émotions : les émotions ne sont pas arrêtées une fois pour toutes, elle fluctuent.

mamanpourlavie.com

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Alors pourquoi refuser les émotions négatives : elles ne font que passer, car elles ne sauraient rester : seul l’impermanence est permanente. Les mouvements intérieurs qui nous habitent sont comme le flux et le reflux. Ils vont et viennent tels une vague qui nous berce. Avez-vous conscience de cela ? Vouloir être toujours zen est un leurre : la balance des émotions vit ses hauts et ses bas. C’est cela l’équilibre.

magnificence-de-vie.com

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3 Commentaires

  1. je pense que c’est bien de dire les choses… car si non cela fait comme dans une cave où on jette ce qu’on ne sait pas vraiment jeter… puis cela s’entasse et s’entasse….
    merci Aline

    • Exactement, c’est tout à fait ça, Renata, c’est bien dit, belle comparaison à l’image d’un rêve ! Merci. Et si on continue la comparaison, si on continue d’entasser, que la cave est pleine, et bien, si la maison n’est pas solide, soudain ça explose, et là, c’est la violence. Et si elle l’est (solide), ça pourrit de l’intérieur, et c’est la dépression.

  2. Très belle interprétation rassurante d’une vie où tout n’est pas blanc ou noir. C’est sympa de nous faire participer ainsi à l’interprétation d’un rêve. On comprend mieux tes explications. La démarche est excellente. Il faudra la reproduire. Merci Aline pour ce petit apprentissage.

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