Rêve interprété : « Le petit garçon » (Rêve et amour – 6)

Publié le 1 mars 2015 dans Articles, Rêve, amour et sexe, Rêves interprétés | 3 Commentaires

Vitrail Cathédrale de Chartres

Nous voilà au mois de Mars, signe des Poissons, signe des rêves et d’une part de l’expérience humaine. Signe d’eau, il représente le monde des émotions, de la fusion comparable à l’impression océanique que peut ressentir le bébé baignant dans le liquide amniotique du ventre de sa mère. Il représente aussi l’union avec le divin au cours de l’extase mystique.

Entre les deux, entre la naissance à la vie terrestre et l’aboutissement d’une vie spirituelle, et pour résumer, car ce domaine est si vaste que je cours le risque de m’y perdre, de m’y noyer, il représente l’absence de limites à tous les niveaux, le non terminé, la procrastination, le désordre qui finit par donner la saleté quand on le laisse en plan, l’oubli du temps, des limites, l’alcool aussi, les drogues qui font croire à la fusion avec le grand tout, le grand n’importe quoi, grand fourre tout de mélange psychédélique, bordeline ou bordélique, états modifiés de conscience, états débordants le cadre de la  normalité, ou poésie qui rompt les digues de la grammaire. On néglige son corps jusqu’à la clochardise, on abandonne le matériel pour le spirituel, sans voir que lui aussi est régit par des lois, invisibles.

J’ai moi-même du mal à résumer, je me sens emportée par le flot, aussi je dirai seulement qu’en relation avec le couple, le signe des Poissons représente la fusion amoureuse, le sentiment d’avoir rencontré son âme-soeur ou jumelle, celui ou celle que l’on attend depuis toujours, mais aussi  les couples fusionnels qui ne font jamais rien l’un sans l’autre, et puis aussi les couples dépendants qui  n’osent bouger l’un sans l’autre, qui se sentent coupables d’exister indépendamment, d’affirmer un désir personnel, une opinion différente : en Poissons, on ne parle pas, on se comprend au premier regard, par télépathie, et aussi on sait pour l’autre, car tous deux, on ne fait qu’un.

Les Poissons représentent tous les non-dits du couple, les compromissions, les sous-entendus, moi et toi c’est pareil, il n’y a pas de différence : c’est l’indifférenciation, la difficulté à se quitter quand ça ne va pas, aussi l’hésitation : on ne sait pas si celui qu’on a rencontré est le bon, on hésite entre deux. On est de mauvaise foi, on raconte des mensonges, petits arrangements entre époux, afin de nier les différences car les différences marquent des limites.

C’est dans ce signe que fleurit la gentillesse et la générosité, le bien pour ne pas faire de mal à l’autre ou à soi, car le mal implique la limite :  vous ne me croyez pas ?

Quand quelqu’un vous marche sur les pieds, vous fait mal, vous lui dites : « Aie, arrête ! ».
Alors que s’il vous donne de bonnes choses, vous lui dites : « Hum, continue ! ».

Le Poisson veut toujours les bonnes choses, mais un excès de bonnes choses finit par gâter, abîmer, pourrir si l’on ne sait s’arrêter à temps.
Pour le Poisson, le temps n’existe pas. Il a tout son temps.

Pour illustrer cet exemple, je vous donne des nouvelles d’Estelle de l’avant-dernier rendez-vous inter-blogueur du secret des couples qui durent et qui a reçu un nouveau rêve en relation avec son couple en instance de divorce.

petit garçon dessin

Un petit garçon debout devant moi, en sous vêtements très jolis blancs, avec des motifs enfantins bleus, rouges , verts. Il parle très bien . Il dit qu’il y a de nouveaux terrains de jeux. Je l’essuie soigneusement avec une serviette de toilette. 
Avec Victor en voiture. La voiture ,une décapotable genre 4.4 quitte la route. On n’a rien. Je vois un gros chat marron clair, blanc gigantesque ,sauvage. Je pense même à le signaler. 
Je porte un matelas en 140 avec Amédée sur une route. Il est à plat , on le tient avec des sangles.

Interprétation

C’est un petit garçon de deux ans qui parle très bien : c’est le dynamisme d’Estelle qui met en application ce qu’elle a appris dans un stage de développement personnel : renforcer sa capacité à prendre la parole.

Elle s’affirme face à son mari qui lui cherche des noises en lui demandant de partir de la maison, simplement parce qu’il y a des factures à payer. Et il lui demande de payer un quart de la facture.

poissonière

Estelle s’est battue comme une poissonnière sans y aller par quatre chemins : elle a dit ce qu’elle pensait sans chichis, naturelle (en sous-vêtements, c’est à dire en petite tenue, dans le plus simple appareil, sans sous-entendus). Il n’était question ni qu’elle parte, ni qu’elle paye, puisque lui entretient plein de monde (sa mère, sa maîtresse…).

Sur les sous-vêtements, il y a des motifs bleu, rouge, verts : peut-être des avions, des trains ou des voitures : des moyens de locomotion : des motifs à véhiculer le rouge de la colère, le bleu de l’inconscient, du bleu à l’âme, le vert de la jeunesse, de la volée de bois vert, lui a parlé vertement.

Le tout sur un fond blanc, celui de l’innocence, de la pureté, de la propreté : c’est sorti comme ça, sans préméditation. Elle a été directe, claire et nette.

Nouveaux terrains de jeux : elle a expérimenté de nouvelles façons de communiquer avec le mari. Elle a encore de quoi s’exercer.

Le bas des jambes et les pieds sont mouillés : elle s’est mouillée en s’avançant pour lui parler comme ça : c’est dur, ça crée de l’émotion, elle s’est sentie mal à l’aise.

Elle l’essuie : finalement son mari lui a donné de l’argent, alors elle se calme, elle se sent soulagée.  Elle a trouvé payant de dire les choses. Et elle passe l’éponge. Elle n’est plus dans l’émotion.

Mais elle se retrouve avec Victor : c’est son fils cadet, 28 ans, adorable, intelligent, extrêmement poli, n’a jamais dit de gros mots, a le sens de l’humour, pas agressif, généreux, charitable, dynamique, pas méchant.

C’est Estelle qui une fois calmée, a passé l’éponge puisque son mari accepte de payer, elle redevient automatiquement (voiture) gentille, charmante. La voiture est une méhari : une « mais a ri » : ça l’a fait rire de voir qu’il faut en arriver là pour qu’il accepte de payer. Elle est bien comme Victor, elle a le sens de l’humour, elle n’est pas agressive, mais charitable, généreuse, dynamique,  intelligente, pas méchante.

Mais de redevenir automatiquement gentille la fait quitter sa route, dévier de sa ligne de conduite qui lui dit de ne pas s’en laisser compter par son mari.
Heureusement, y’a pas de mal.

Mais elle prend conscience de ce chat aux dimensions anormalement gigantesques :

Chat errant par Myri_bonnie

Chat errant par Myri_bonnie

Le chat est pour Estelle un animal qui voit dans la nuit, félin, se déplace sans bruit, à l’affût, aux aguets, qui bondit d’un coup. Celui-là est sauvage.

Et bien, il s’agit de son mari, manipulateur : en effet, ça arrange bien le mari qu’elle reste à la maison, car c’est elle qui gère les factures, il se décharge sur elle, et en l’attaquant, en lui faisant sentir ce qu’elle pourrait perdre (pouvoir rester dans cette maison), il a fini par lui faire accepter de porter elle-même l’argent liquide à la banque dans une ville voisine. Alors que lui y travaille, mais ça aurait fait faire un détour à monsieur, et ça lui aurait pris du temps ! Il se montre bien comme ce chat sauvage qui se déplace sans bruit, aux aguets et bondit d’un coup.

Là, Estelle prend conscience de l’énorme capacité manipulatrice de son mari, qui ne la regarde pas d’un air méchant ou dangereux, non, il ne souhaite pas la mettre à la porte, mais c’est plutôt une façon d’être qu’il a développé, par flemme : faire faire à l’autre ce qui l’ennuie avec l’arme du chantage.

Et ça, elle pourrait le signaler à l’avocat pour l’avancée du divorce !

Mais le matelas qui fait partie du lit, qui est confortable, qui est fait pour s’allonger, pour dormir, séparé du sol par un sommier, représente pour Estelle leur relation de couple à eux : en effet, cette relation entre eux est confortable, elle est faite pour s’allonger (comme aux cartes, ne pas prendre de décision), dormir (ne pas réagir), séparé du sol par un sommier (séparé du réel de la relation par une somme y est : histoires d’argent à régler), c’est pour deux personnes, pour un couple, pour eux !

Ils ont beau être en instance de divorce, ils fonctionnent toujours comme avant. C’est pour eux une situation confortable.

Mais il est à plat : cette situation de couple est mise à plat, elle est dévoilée, Estelle en a pris conscience, alors ça ne marchera plus pareil (c’est à plat, comme un pneu crevé).

On le tient avec des sangles : ce sont des bandes de tissu solides qui soutiennent le matelas, sont faciles à tenir, c’est souple, en corde, de la couleur du matelas.
Ce qui est souple, facile à tenir et qui soutient la relation, ce sont les petits arrangements au sujet de l’argent et des petits problèmes matériels : la relation est réduite à ça, mais ça la tient solidement : ça alimente les discussions, c’est facile à tenir (ce n’est pas émotionnel, ça ne déstabilise pas), c’est en corde (ça lie, relie solidement, on en est même prisonnier). Et ce sont des bandes : comme des pansements.

 www.paolopizzimenti.it

www.paolopizzimenti.it

Et ce matelas est soutenu par les deux, le mari et la femme, qui marchent ensemble sur une route : ils sont tous les deux dans la même dynamique, celle des petits arrangements pour que rien ne change. Ils sont en route, ne connaissent pour l’instant pas leur destination. Un jour, ils poseront ce matelas quelque part.

Histoire à suivre, en épisodes : je vous donne rendez-vous je ne sais quand, quand j’aurai des nouvelles ! Ca peut aller très vite, comme pas du tout.

C’était le rendez-vous mensuel interblogueurs du « secret des couples qui durent »initié par Valérie : Blog de Valérie > Drôle de maman

le macaron ddm V2

Eliane Hébert du blog Anti-cancer Quand l’enfant paraît
Renata du blog  Les images2renata> Frida y Diego

 Et si vous voulez voir un beau dessin de poissons :
http://lesimages2renata.com/10-atelier-creatif-weekly-drawing-challenge/

3 Commentaires

  1. Bonjour Aline,

    J’ai adoré ton texte sur le mois de mars.. Je m’y suis sentie bien comme en phase. Je suis poisson et mon mari cancer. Ce que tu dis, c’est un peu moi.
    La partie sur le rêve me met davantage mal à l’aise. Cela me trouble et me fait peur. Je souffre en même temps qu’Estelle. Pour moi, une séparation, c’est un gouffre, un abîme… J’ai peur de me noyer. C’est insupportable. Comment s’en sortir ? Comment remonter à la surface ? Et je me pose la question : interpréter pourquoi ? Comment cela peut-il nous aider ?
    à très bientôt,

    • Interpréter pour prendre conscience. Prendre conscience aide à accepter la vie, à ne plus se raconter d’histoire. Cela ne veut pas dire que cela se fera du jour au lendemain, mais ce qui est difficile à lâcher lâchera de lui-même comme un fruit mûr tombe de l’arbre, grâce à la maturation intérieure.

  2. Aline merci pour cet article intense!
    Je ne connais pas de poisson, à part vous deux! ;-))
    Il ya tant de non dits? Cela doit etre difficile à vivr, non?

    Pour le couple, je ne vais pas dire grand chose, car Eliane l’a deja dit. Cela me rend tout simplement triste.

    Je suis courieuse de voir ce que tu diras pour les Béliers ;-)) puisque j’en suis un. ;-)))

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