Rêve interprété : « l’enterrement de Madoff »

Publié le 19 novembre 2014 dans Articles, Rêves interprétés | 0 commentaire

Voici donc l’interprétation du rêve de Charles, 35 ans, passionné d’art, de littérature, d’ésotérisme et de voyages, et de bien d’autres choses encore.

 « J’assiste à l’enterrement de Madoff. Gros plan sur son visage lunaire, allongé par terre »

Je demande à Charles  : « qui est Madoff  ? »

– Oh, c’est un arnaqueur connu, de haut niveau. Il promet aux gens qu’ils vont gagner gros à investir leur argent chez lui, qu’il va le faire fructifier, mais le temps passe et il ne se passe rien. En réalité, il n’investit rien du tout et fait s’écrouler le système bancaire. Il profite de sa notoriété pour attirer les grands investisseurs, les banques et leurs capitaux, les gens lui font confiance. Il a trahi la confiance qu’on lui faisait.

– Et à quoi vous fait penser une façon d’agir dans le monde extérieur qui promet de faire fructifier en investissant beaucoup, mais qui trahit la confiance qu’on lui fait et il ne se passe rien ?

– Ah ça, c’est mon esprit velléitaire. Oui, je suis toujours partant pour des projets qui je pense, vont donner quelque chose, mais le temps passe et il ne se passe rien. Je n’arrive en fait à rien. Non, la velléité ne s’investit dans rien du tout, et finit par faire s’écrouler mon système énergétique : sentiment d’être au bout du rouleau.

– Et cette notoriété, c’est quoi ?

– J’ai écrit quelques articles pour des journaux, des reportages qui ont eu un certain succès, aussi j’avais l’intention d’écrire un ouvrage plus conséquent, mais j’ai pris quelques notes et le tout est resté en plan. Alors oui, on peut dire que mon esprit velléitaire a trahit la confiance que je me faisais.

– Dans Madoff, on peut entendre un jeu de mots : mad of : être fou de, raffoler, adorer…

– Oui, je me promets de donner suite à tout ce qui m’enthousiasme, à tout ce dont je raffole, je voyage, je prends des notes, je dessine, je visite des musées, des expos, et j’ai plein d’inspirations qui viennent me sussurer leurs idées, mais non, ça ne tient pas la route, je n’arrive pas à m’investir suffisamment pour que ça donne quelque chose.

– Et là, c’est son enterrement : c’est-à-dire qu’il est mort ! Que s’est-il donc passé ? Votre esprit velléitaire aurait-il rendu l’âme ?

– Hier, j’ai mis à la poubelle plein de petits projets auxquels je sais que je ne donnerais jamais suite, et j’ai par contre regroupé mes notes parce que ce livre est vraiment un projet qui me tient à coeur. J’en ai marre de gaspiller mes talents en m’éparpillant trop. J’en ai marre de dire que je ferai demain, tout en sachant très bien que ce n’est pas vrai. Maintenant, je fais. J’ai même contacté mon frère qui a déjà écrit un livre pour en parler avec lui.  Je me suis même dit que je l’écrirai dans l’année.

 le visage : c’est quoi pour vous ?

– c’est le devant de la tête, la face que l’on montre, l’extérieur, là où se trouvent les expressions, les mimiques. C’est un visage blanc, rond, gros, comme une lune pleine, apathique, tout dans la rondeur, les os ne sont pas marqués, pas anguleux, un peu gras, serein,

– Et ça vous fait penser à quoi en relation avec votre esprit velléitaire, un esprit apathique, dans la rondeur, serein

– c’est tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil : enfin, tout ce qui me plait, et m’enthousiasme est beau et gentil. Je ne sais pas dire non à un engouement, je ne sais pas choisir, dire non.

– en effet, l’incapacité à choisir, à dire non, à trancher, c’est blanc :  neutre : tout est égal, tout se vaut. C’est rond : ça tourne en rond. C’est gros : c’est quand même un peu gros non ! Comme une lune pleine : y’a tout, y’a rien à choisir. Apathique, tout dans la rondeur : la gentillesse, j’accepte tout, pas de conflit, de heurts.  Les os ne sont pas marqués : y’a pas d’os, tout baigne.  Pas anguleux : pas de pierre d’achoppement, de difficultés. Un peu gras, serein : cool, tranquille, pas de soucis à se faire.  Ce n ‘est pas un visage solaire, qui serait dans le feu de l’action, mais lunaire, influencé par la lune, par ses émotions, ses états d’âme, ses impressions : c’est fugitif une impression, ça ne marque pas au point d’agir concrètement.

Et le gros plan, c’est un plan rapproché qui permet de voir de quoi est fait cet esprit velléitaire : c’est parce vous ne savez pas dire non que vous ne faites rien. Car investir veut dire risquer, prendre des risques. Quand on s’investit dans un projet, on mise dessus, on prend le risque de tout perdre si on ne sait pas dire non au reste, car on a besoin de temps, d’énergie à lui consacrer. On prend le risque de rater d’autres opportunités  Quand la lune est ronde, elle est pleine, elle représente une globalité qui n’exclue rien, mais à ne rien exclure, on n’avance pas.

Ce qui a rendu l’âme, c’est votre apathie, votre incapacité à faire des choix. Là, en fixant un rendez-vous, en vous donnant une échéance, vous prenez un risque, celui de vous engager, de devoir vous battre, et ça, c’est bien sortir de la léthargie, devenir acteur.

Là, le rêve fait un bilan, un constat : le rêve ne parle pas de Madoff dans la réalité, mais de la façon dont la personne, Charles, agit comme Madoff : il a pris conscience qu’il avait un Madoff en lui, ce qui l’a réveillé. Le rêve lui apprend qu’à partir de maintenant, sa vie va changer, car il est capable de mener un projet à terme. 

Le personnage du rêve n’est pas celui de la réalité : le rêve utilise une métaphore

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